À moins d’un mois de la reprise des classes, le marché togolais des fournitures scolaires semble disposer de stocks suffisants pour absorber la demande. Les grossistes annoncent aussi une baisse sur plusieurs références, tandis que le gouvernement prévoit des contrôles afin de suivre les prix et d’éviter les ruptures d’approvisionnement.
La rentrée des élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire est fixée au lundi 14 septembre 2026. Le calendrier officiel prévoit une année scolaire jusqu’au 16 juillet 2027.

Pour les familles, l’enjeu des prochaines semaines ne se limite donc pas à l’achat des cahiers, sacs, stylos et autres articles nécessaires. Il porte aussi sur leur coût, alors que les dépenses liées à la rentrée pèsent chaque année sur les budgets domestiques.
C’est pour préparer cette période que le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique a réuni, mardi 18 août, les importateurs et distributeurs de fournitures scolaires ainsi que les organisations de défense des consommateurs. La rencontre a notamment porté sur les niveaux de stocks, l’évolution des prix et le respect des règles commerciales.
Le ministre Badanam Patoki a demandé aux opérateurs de veiller à l’approvisionnement régulier du marché. Il a également annoncé le déploiement d’inspecteurs pour contrôler les pratiques commerciales et suivre l’évolution des prix.
« Nous sommes à trois semaines de la rentrée et nous voulons nous assurer que premièrement, l’approvisionnement du marché se fait et qu’il n’y aura pas de rupture de stock des fournitures scolaires », a déclaré le ministre. Il a aussi reconnu la nécessité pour les fournisseurs de préserver leurs marges, tout en rappelant au gouvernement son rôle dans la protection des consommateurs.
Du côté des grossistes, le signal donné est celui d’un marché suffisamment approvisionné. Hippolyte Adzanyo, porte-parole des importateurs, assure que les stocks sont disponibles et devraient le rester après la reprise des cours.
Les chiffres communiqués donnent surtout une indication sur l’évolution de certains cahiers. Le carton de 100 et 200 pages, qui pouvait coûter entre 20 000 et 22 000 francs CFA l’année précédente, serait désormais proposé entre 17 000 et 18 000 francs CFA. Dans l’hypothèse d’un passage de 22 000 à 17 000 francs CFA, la baisse atteint environ 23 %. Par rapport à un prix de 20 000 francs CFA, elle représente 15 %.
Cette évolution reste toutefois à apprécier selon les références, les points de vente et les coûts de distribution. La disponibilité annoncée sur l’ensemble du territoire devra également être vérifiée au fil des semaines, notamment hors de la capitale.
Le sujet des inscriptions sur les cahiers figure aussi parmi les points examinés. Elom d’Almeida, représentant des organisations de défense des consommateurs, indique que les emblèmes et l’hymne national destinés à être personnalisés sur les cahiers ont été intégrés à certaines productions. Il précise toutefois qu’aucun élève ne devrait être pénalisé en fonction de la présence ou non de ces éléments.
Les associations de consommateurs entendent par ailleurs maintenir leur surveillance jusqu’à la rentrée. Elles prévoient d’alerter les autorités en cas de variation jugée anormale des prix ou de difficulté dans l’approvisionnement.
Cette démarche prolonge un mécanisme de concertation déjà utilisé lors de la rentrée précédente. En 2025, le ministère chargé du Commerce avait également réuni importateurs, distributeurs et représentants des consommateurs autour de la disponibilité des stocks, de la stabilité des prix et du respect des prescriptions relatives aux cahiers.
Pour cette rentrée 2026-2027, le marché dispose donc de plusieurs semaines pour absorber la demande avant le 14 septembre. La priorité annoncée par les autorités sera de maintenir l’offre disponible tout en surveillant l’évolution des prix, deux paramètres qui détermineront concrètement le coût de la rentrée pour les familles.
