La dette publique togolaise représentait 60,2 % du produit intérieur brut (PIB) à fin juin 2026, contre 62,8 % à fin décembre 2025. Présenté lors de la troisième session ordinaire du Conseil national du crédit (CNC), ce recul accompagne une réduction du déficit budgétaire et une croissance économique projetée à 6,3 % pour l’année.
Le chiffre de 60,2 % marque une baisse de 2,6 points de PIB en six mois. Le niveau demeure par ailleurs inférieur au plafond communautaire de 70 % fixé dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), selon les données présentées lors de la session du CNC.
Cette évolution intervient dans le cadre d’un mouvement plus large de consolidation des finances publiques. À fin juin 2026, le déficit global, dons compris, a été ramené à 0,8 % du PIB, contre 2,4 % un an auparavant. Les autorités mettent ainsi en avant une amélioration simultanée du déficit et du ratio d’endettement.
Ces données ont été présentées le 17 septembre à Lomé par le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, à l’ouverture de la session consacrée à l’examen de la situation économique, monétaire et bancaire à fin juin. Le ministre a également fait état d’une croissance projetée à 6,3 % en 2026, contre 6,1 % en 2025, ainsi que d’une inflation établie à 0,5 % à fin juin.
La dynamique économique repose notamment sur les transports, le commerce, les activités portuaires et la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), selon les éléments présentés au CNC. Dans le même temps, les indicateurs bancaires demeurent orientés à la hausse, avec une progression des dépôts et des crédits.
La trajectoire des finances publiques ne constitue toutefois qu’une partie des échanges. Le CNC a également placé le financement de l’agriculture et des TPME parmi ses points de vigilance. Les crédits agricoles ont ainsi progressé pour atteindre 15,4 milliards de FCFA, tandis que le ministre a demandé aux établissements financiers de renforcer leur intervention dans ces secteurs, notamment au moyen de mécanismes de garantie comme le ProMIFA.
La situation de la microfinance a constitué l’autre sujet de vigilance. Essowè Georges Barcola a appelé à une exécution rigoureuse des plans de redressement afin de préserver l’épargne des populations.
Réuni quatre fois par an, le Conseil national du crédit constitue un cadre de suivi des évolutions économiques et financières du Togo. Sa troisième session de 2026 a ainsi mis en regard plusieurs indicateurs à fin juin, entre baisse de l’endettement, réduction du déficit, progression de l’activité économique et nécessité de renforcer le financement des secteurs productifs.
