La régularité des structures privées de soins devient une priorité pour l’Ordre national des médecins du Togo (ONMT), qui entend intensifier les contrôles et faciliter la vérification des autorisations par les patients. Sur les quelque 1 300 établissements recensés dans le pays, seuls 359 disposent d’un agrément, selon les chiffres présentés par l’Ordre.
L’écart entre le nombre de structures recensées et celui des établissements agréés pose la question du contrôle de l’offre privée de soins. La liste publiée par le ministère chargé de la Santé pour le second semestre 2026 ne compte que 359 formations sanitaires autorisées, réparties entre plusieurs catégories, des cliniques aux cabinets médicaux et de soins infirmiers. L’agrément constitue un repère concret pour les usagers qui souhaitent vérifier le statut d’un établissement avant de s’y faire soigner.
Pour réduire les pratiques illégales, l’ONMT prévoit de renforcer les contrôles et de travailler à la régularisation des structures qui peuvent satisfaire aux exigences réglementaires. L’Ordre entend aussi faire respecter plus strictement les textes encadrant l’exercice médical et mettre en place des vignettes permettant d’authentifier les certificats délivrés par les professionnels habilités.
La vigilance doit aussi reposer sur les patients. L’organisation prévoit des actions de sensibilisation aux risques liés aux soins dispensés dans des établissements non agréés, ainsi que des outils destinés à faciliter la vérification de leur statut. Cette démarche s’appuie sur une information déjà accessible au public, la liste officielle des formations sanitaires privées autorisées pour la période en cours.
Avec le soutien financier de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), l’Ordre prévoit enfin de créer un centre d’écoute médical à son siège, à Lomé. Les patients pourront y signaler les problèmes rencontrés pendant leur prise en charge, qu’il s’agisse de soins jugés insuffisants ou de comportements inappropriés de certains professionnels.
