Le développement de capacités numériques africaines figure au cœur des échanges entre le Togo et le Nigeria en marge d’un sommet mondial consacré à l’intelligence artificielle. Les discussions portent sur l’hébergement des données et les infrastructures, deux domaines essentiels à la conception de solutions technologiques adaptées aux besoins du continent.
Cina Lawson, ministre togolaise chargée de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique, a échangé à Séoul avec son homologue nigérian, Bosun Tijani, lors du Global AI & Digital Summit organisé par le Groupe de la Banque mondiale et les autorités sud-coréennes du 19 au 22 octobre 2026.
Les deux ministres ont examiné les possibilités de coopération entre leurs pays dans le développement des infrastructures numériques et l’hébergement des données. Aucun accord formel ni calendrier de mise en œuvre n’a été annoncé dans la publication de Cina Lawson. Les échanges témoignent néanmoins de l’intérêt porté à une collaboration régionale sur les capacités nécessaires au développement de l’intelligence artificielle.
La maîtrise des infrastructures et la disponibilité de compétences locales conditionnent la capacité des pays africains à concevoir et à exploiter leurs propres technologies. Cette question concerne aussi bien les services publics que l’éducation et la santé, où les applications numériques peuvent améliorer l’accès à l’information et aux prestations.
Cette orientation rejoint les engagements de la Déclaration de Cotonou, portée par 22 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre pour accélérer la transformation numérique. La coopération régionale y occupe une place importante, avec la volonté de renforcer les infrastructures et les capacités nécessaires à l’essor des technologies numériques.
Au Togo, l’extension de la connectivité constitue l’un des chantiers engagés dans cette perspective. Le Projet d’accélération numérique du Togo, soutenu par la Banque mondiale, prévoit le développement de l’accès au haut débit et le raccordement de structures publiques, dont des établissements scolaires, des centres de santé et des administrations locales.
Pour Cina Lawson, les investissements dans les infrastructures doivent aller de pair avec le développement du capital humain. « Investir dans nos infrastructures et dans nos populations donne aux pays africains les moyens de développer des solutions qui correspondent à nos réalités et de les déployer à grande échelle », a-t-elle écrit après les échanges de Séoul.
