La suppression de certains examens professionnels dans l’enseignement au Togo ne concerne pas tous les certificats d’aptitude professionnelle (CAP). Une distinction doit être faite entre les certifications pédagogiques destinées aux enseignants et les diplômes préparant aux métiers techniques, qui restent maintenus.
Pour éviter toute confusion chez les candidats et dans l’opinion publique, il importe de bien identifier les examens concernés par cette mesure. Les CAP visés par l’abrogation sont ceux liés à la certification pédagogique des enseignants des collèges d’enseignement général (CEG) et des collèges d’enseignement technique (CET), ainsi que le certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (CEAP). Il ne s’agit donc pas des CAP délivrés à l’issue d’une formation professionnelle dans des spécialités telles que l’électricité, la maçonnerie, la menuiserie ou la plomberie.
Ces deux catégories de certifications répondent à des objectifs différents. Les CAP techniques sanctionnent une formation à un métier, tandis que les examens pédagogiques concernés permettaient notamment à des enseignants déjà en exercice d’obtenir une qualification professionnelle après plusieurs années de pratique. Certains de ces agents avaient rejoint l’enseignement avec un niveau scolaire ou un diplôme qui ne correspondait pas toujours aux exigences actuelles de formation ou à la discipline enseignée.
L’évolution du cadre réglementaire de la fonction publique applicable aux enseignants et le développement des structures spécialisées dans leur formation expliquent la révision de ces anciennes dispositions. Les futurs enseignants sont désormais orientés vers des établissements de formation adaptés aux exigences du métier, parmi lesquels l’École normale de formation des professeurs d’école (ENFPE), les écoles normales supérieures (ENS), l’Institut national des sciences de l’éducation (INSE) et l’Institut national de formation et de perfectionnement professionnels (INFPP).
Il serait donc erroné de conclure que tous les CAP sont supprimés au Togo. Les examens professionnels de certification pédagogique sont concernés par l’abrogation, mais les CAP des filières techniques et professionnelles restent au programme. Les sessions prévues en septembre pour des spécialités comme l’électricité, la maçonnerie, la menuiserie et la plomberie sont maintenues.
Une autre précision concerne les candidats relevant des dispositions transitoires. Les CAP pédagogiques des CEG et des CET qui entrent dans ce cadre doivent encore être organisés en octobre, selon les programmations annoncées. Les candidats concernés doivent donc se référer aux informations relatives à leur examen plutôt que de déduire de l’abrogation une annulation générale des sessions.
La clarification est essentielle : les CAP pédagogiques des enseignants sont concernés par l’abrogation, contrairement aux CAP des formations techniques et professionnelles. Confondre ces deux catégories reviendrait à donner une interprétation erronée de la mesure et à susciter inutilement des inquiétudes chez les candidats aux formations techniques.
