Les récentes nominations de Jean De Dieu Moukagni Iwangou et de Michel Menga M’Essone au gouvernement sont loin de faire l’unanimité au sein de l’opposition : si le premier se voit menacé d’éviction, le second a déjà été suspendu de ses fonctions de secrétaire général du mouvement Héritage et Modernité…
Le 4 mai, Jean De Dieu Moukagni Iwangou, président d’Union et Solidarité (US, opposition), séjournait à Bruxelles pour raison de santé quand son nom a été cité en tant que ministre d’État chargé de l’Enseignement supérieur, lors de la lecture à la télévision de la composition du nouveau gouvernement. En septembre 2015, cet ex-magistrat avait refusé de prendre le portefeuille de l’Agriculture. Soupçonnant un nouveau coup du pouvoir, l’état-major de son parti s’est précipité au téléphone pour l’en informer. « À quel poste ? » a-t-il rétorqué avant de feindre la perturbation du réseau cellulaire, de couper la communication puis de se rendre injoignable jusqu’à la prestation de serment du 7 mai.
Évictions au sommet
Mais cette fois-ci a malgré tout été la bonne : Moukagni a bel et bien rejoint le gouvernement. À la manœuvre, Brice Laccruche Alihanga, le directeur de cabinet du président, qui l’a rencontré début 2018 à Paris. Divisée, US est au bord de l’implosion. Alors que la majorité du bureau exécutif soutient la décision de Moukagni, la présidente des Jeunes de ce parti, Elsa Boukandou, et le vice-président, Anges Kevin Nzigou, assurent qu’ils feront tout pour l’évincer conformément aux statuts.
Michel Menga M’Essone a, quant à lui, informé le directoire du mouvement Héritage et Modernité de la proposition du Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, de le nommer au portefeuille de l’Habitat, avec le titre de ministre d’État.
À l’issue de deux jours de débats houleux, Menga a accepté le poste. Signe d’un embarras perceptible, le parti a mis deux jours à publier un communiqué ménageant la chèvre et le chou, qui n’exclut pas le politicien, mais le suspend de ses fonctions de secrétaire général. D’autant qu’Alexandre Barro Chambrier, le patron d’Héritage et Modernité, avait lui-même été approché par des émissaires du pouvoir, mais n’avait pas opposé un « non » catégorique…
Source : JA]]>
Dernière Minute
- Togo : l’opposition divisée sur la stratégie à adopter face au pouvoir
- Togo/Meeting du 25 octobre : la mairie invoque l’occupation de la place Atikoumé et demande le report
- Sommet mondial sur l’IA et le numérique à Séoul : le Togo présente ses priorités
- ENTRETIEN : « LA WEBTV DU PHOENIX veut informer, éclairer et donner du sens à l’actualité »
- Vision 2050 : la CEDEAO prépare la réorganisation de ses structures institutionnelles
- Togo/Électricité : le DG de la CEET explique les causes des délestages et annonce une échéance
- Sommet Russie-Afrique : Faure Gnassingbé attendu à Moscou les 28 et 29 octobre
- Togo : Alessio Cappellani, nouvel ambassadeur de l’Union européenne
RECEPISSE : 0095/HAAC/08-2023/pl/P