Politique

Togo/dialogue : Les non-dits de la déclaration des facilitateurs

Les discussions visant à résoudre définitivement la crise sociopolitique au Togo ont repris de plus belle ce jour à Lomé. Comme nous vous l’annonçons hier, l’hôtel 2 février de Lomé a donc été le cadre des discussions entre les deux protagonistes, pouvoir et opposition. Avec la participation de la société civile qui est un acteur majeur. Après une journée de d’intenses discussions, les deux facilitateurs, Nana Akuffo-Addo du Ghana et Alpha Condé de la Guinée ont sorti une déclaration qui résume la situation. Les facilitateurs appellent dans leur déclaration les deux parties à favoriser un climat d’apaisement afin que les discussions qui ont commencé aboutissent. Ils exhortent le pouvoir à continuer de mettre en application les mesures d’apaisement. Ces mesures sont, la libération des détenus arrêtés lors des manifestations politiques. Aussi, permettre à l’opposition de pouvoir manifester dans les villes qui sont jusqu’ici interdites. Les deux présidents estiment donc que les acteurs politiques pouvoir et opposition doivent tendre vers un consensus. Loin de cette déclaration officielle des facilitateurs, des non-dits sont parvenues à la rédaction. En effet, avant la déclaration officielle, les deux présidents ont exigé la présence de Faure Gnassingbé à l’hôtel 2 février pour une concertation. D’après nos informations, des propositions ont été faites. La société civile qui est l’acteur neutre a au cours discussions proposée la mise en place d’un nouveau gouvernement qui servira de transition. Celui-ci se chargera donc d’opérer des réformes et de préparer les prochaines échéances électorales. Il se susurre déjà qu’un ancien premier ministre aurait été déjà contacté. Quant aux facilitateurs, ils souhaitent que les élections se tiennent avant fin novembre comme l’avait soulevé la Cour constitutionnelle. Plusieurs sources par ailleurs déclarent que le compromis pour une issue pacifique et rapide à la crise semble difficile. Chacun est campé sur ses positions. Le chemin est encore long. Il faudra patienter et attendre la prochaine rencontre des chefs d’États de la CEDEAO pour voir les nouvelles dispositions prises sur le cas du Togo. Essodna K.]]>

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page