Le Niger a officiellement annoncé sa sortie de la Francophonie ce lundi 17 mars 2025. Tout comme lui, le Mali et le Burkina Faso, deux autres pays d’Afrique de l’Ouest dirigés par des régimes militaires qui ont selon les informations aussi signifié leur retrait à l’organisation internationale. Cette décision survient après les suspensions successives des trois pays par le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF), suite aux coups d’État qui ont renversé les gouvernements démocratiquement élus. Leurs communiqués actuels semblent plus être des tentatives pour rassurer leurs partisans et maintenir une légitimité fragile. En continuant à flatter et manipuler l’opinion publique, les dirigeants militaires cherchent à faire passer leur retrait comme une forme de résistance à un « ordre colonial », tout en cachant les difficultés internes créées par leur isolement économique.

Les pays concernés, malgré leurs tentatives de communication, se retrouvent dans une situation d’isolement renforcé, poussés à se tourner vers des partenaires non traditionnels, tout en continuant à perdre l’appui des organisations internationales comme la Francophonie.
Mali : premier à être suspendu
Le Mali fut le premier pays à être suspendu par l’OIF le 3 juin 2021, après le renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta par un coup d’État militaire. Cette suspension visait à marquer la désapprobation de l’OIF envers l’instabilité politique et les actions contraires aux principes démocratiques.
Burkina Faso : un second coup de semonce
Le Burkina Faso a suivi le Mali en février 2022. Le renversement de Roch Marc Christian Kaboré par les militaires a poussé l’OIF à prendre des mesures similaires pour dénoncer l’atteinte à l’ordre constitutionnel et à l’intégrité démocratique.
Niger : dernier pays en date à quitter l’organisation
Le 19 décembre 2023, après le coup d’État militaire au Niger, l’OIF a suspendu le pays à son tour. En rupture avec la communauté internationale, ce retrait s’inscrit dans la continuité des événements politiques qui secouent la région.
Les conséquences financières de cette sortie
Pour ces trois pays, la sortie de l’OIF est davantage symbolique, car l’organisation avait déjà pris des mesures drastiques en suspendant presque tous les financements, programmes et aides destinés à ces nations. Les régimes militaires, désormais isolés, n’ont plus accès aux ressources financières de la Francophonie, une situation qui pèse lourdement sur leurs capacités à gérer certaines affaires intérieures.
Cette situation montre que, malgré les déclarations de sortie de l’OIF, les conséquences de ces suspensions sont bien plus lourdes que ce que laissent croire les discours des autorités militaires. En fait, cette rupture n’aura pour effet que d’accentuer l’isolement de ces pays sur la scène internationale et d’empêcher leur développement économique, alors qu’ils peinent déjà à surmonter les défis internes liés à l’instabilité politique.
