La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a dévoilé ce lundi les résultats provisoires des élections municipales tenues le 17 juillet 2025 sur toute l’étendue du territoire togolais. Comme attendu, l’Union pour la République (UNIR), parti présidentiel, sort largement en tête du scrutin, consolidant son emprise sur les collectivités locales.
Avec 1 150 sièges remportés sur les 1 527 à pourvoir, soit environ 75 % des postes de conseillers municipaux, le parti au pouvoir confirme son hégémonie politique. Une domination qui laisse peu d’espace aux partis d’opposition, déjà fragilisés par des divisions internes et un recul de leur influence sur le terrain.
L’Alliance nationale pour le changement (ANC), longtemps figure de proue de l’opposition, ne parvient à glaner que 51 sièges, soit à peine 3 % du total. L’Union des forces de changement (UFC), autrefois au cœur de la contestation démocratique, subit également une lourde défaite avec seulement 38 sièges.
Dans ce contexte morose pour les grandes figures de l’opposition, certaines formations émergentes réussissent à tirer leur épingle du jeu. L’Alliance démocratique pour le développement intégral (ADDI) obtient ainsi 34 sièges, illustrant un regain d’intérêt pour les alternatives récentes.
Mais la véritable surprise de ces municipales provient du regroupement indépendant « Togolais, viens, agir » (TOVIA), porté par Joseph Gomado, maire sortant de Golfe 1. Ce mouvement, né d’une scission au sein de l’opposition traditionnelle, décroche 24 sièges, surpassant plusieurs partis plus établis tels que le MPDD ou les FDR.
Ces résultats restent cependant provisoires. La Cour suprême devra encore se prononcer pour les valider définitivement, tandis que les éventuelles contestations pourront être déposées dans les jours à venir.
Othniel
