Le Togo renforce sa présence au sein des institutions juridiques panafricaines avec l’élection du juge Olivier Yaovi Sronvie à la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Cette élection, pour un mandat de sept ans, couronne une carrière impressionnante et place un expert togolais au cœur du réacteur de la justice économique et commerciale en Afrique.
L’élection du juge Sronvie n’est pas le fruit du hasard, mais la consécration d’un parcours marqué par la rigueur et l’engagement. Ancien président de la Cour d’appel de Lomé et actuel conseiller du ministre de la Justice, le magistrat s’est forgé une solide réputation grâce à son expertise reconnue et sa contribution déterminante à l’édification d’un appareil judiciaire crédible et efficace au Togo.
Son arrivée au sein de la plus haute instance judiciaire de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) est perçue comme une suite logique pour ce serviteur du droit.
Basée à Abidjan, la CCJA n’est pas une cour ordinaire. Elle est le pilier qui assure une interprétation et une application uniformes du droit des affaires au sein des 17 États membres. En statuant en dernier ressort sur les contentieux, elle offre un cadre juridique sécurisé, moderne et prévisible, qui est fondamental pour les investisseurs et les acteurs économiques.
L’objectif de l’OHADA, à travers la CCJA, est simple mais vital, celui de bâtir un espace de confiance pour attirer les investissements, stimuler les échanges commerciaux et renforcer l’intégration régionale.
L’élection du juge Olivier Yaovi Sronvie n’est donc pas seulement une victoire personnelle ; elle rejaillit sur l’ensemble du corps judiciaire togolais et renforce la place du pays au sein des grandes institutions qui façonnent l’avenir économique du continent.
