L’année scolaire 2025-2026 a démarré au Togo sous le signe de l’innovation pédagogique. Parmi les mesures phares annoncées par le ministère de l’Éducation, l’encadrement des classes de CM1 et CM2 par deux enseignants spécialisés marque une étape majeure dans la modernisation du système éducatif primaire.
Jusqu’ici, chaque classe était généralement confiée à un seul enseignant, chargé de toutes les matières, du français aux sciences en passant par l’histoire-géographie. Si ce modèle garantissait une certaine continuité, il peinait à répondre à la complexité croissante des programmes et à la diversification des savoirs.
La nouvelle réforme propose désormais une double expertise : un enseignant spécialiste des lettres, chargé du français, de la lecture et de l’expression écrite, et un enseignant spécialiste des sciences. Cette approche vise à offrir un enseignement plus ciblé et de meilleure qualité, tout en permettant aux éducateurs de renforcer leur maîtrise disciplinaire. Les élèves bénéficieront ainsi d’une pédagogie plus adaptée à leurs besoins et mieux alignée sur les exigences du collège.
L’objectif affiché est également de préparer les élèves aux défis du secondaire. En 2024, le taux de réussite au Certificat d’études du premier degré (CEPD) était de 76,01 %, tandis que celui au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) atteignait seulement 44 %. Le ministère entend, à travers cette réforme, favoriser une meilleure transition vers le collège, en habituant les enfants à travailler avec plusieurs enseignants et à gérer la diversité des approches pédagogiques.
Au-delà de l’amélioration des résultats scolaires, cette initiative cherche à développer l’autonomie, l’organisation et la capacité d’adaptation des élèves dès le primaire. En exposant les enfants à un encadrement spécialisé, le Togo mise sur une pédagogie innovante et structurée, fondée sur la réussite et la consolidation des acquis, pour préparer la génération future à un parcours scolaire plus exigeant et plus stimulant.
Othniel
