Les dirigeants ouest-africains réaffirment leur engagement. Lors de la 68e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement tenue le 14 décembre 2025 à Abuja, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a rappelé la décision prise six mois plus tôt concernant la réduction des coûts du transport aérien dans l’espace régional.
La réforme entrera en vigueur le 1er janvier 2026. Elle prévoit une diminution de 25 % des redevances passagers et de sécurité, ainsi que la suppression totale des taxes prélevées sur les services de transport aérien. L’Acte additionnel qui encadre ces dispositions s’appuie sur les principes et procédures de l’Organisation de l’aviation civile internationale en matière de tarification.
La Conférence a insisté sur la nécessité d’une application uniforme de cette directive dans tous les États membres. La Commission de la CEDEAO a reçu pour instruction de travailler étroitement avec les ministères des Finances et ceux en charge du transport aérien pour garantir le respect de ces nouvelles règles dès leur entrée en vigueur.

Cette réforme s’inscrit dans un contexte où le transport aérien régional demeure peu accessible pour une large partie de la population. Les tarifs pratiqués dans l’espace CEDEAO restent parmi les plus élevés au monde pour des distances comparables. Les taxes et redevances constituent une part importante du prix final des billets, limitant ainsi la mobilité des citoyens et ralentissant les échanges économiques.
En allégeant la fiscalité aéronautique, les États membres cherchent à faciliter la circulation des personnes et à renforcer l’intégration économique régionale. La mesure devrait également bénéficier aux compagnies aériennes opérant dans la zone, dont plusieurs font face à des difficultés financières récurrentes.
La mise en œuvre effective de cette réforme constituera un test pour la capacité de la CEDEAO à harmoniser les politiques sectorielles de ses membres. Les ministères concernés disposeront de quelques semaines pour adapter leurs législations nationales et préparer les structures administratives à ce changement.
Les voyageurs et les acteurs du secteur aérien attendent de voir comment cette décision se traduira concrètement dans les grilles tarifaires des compagnies. Le succès de la réforme dépendra de la coordination entre les autorités nationales et les instances communautaires, ainsi que de la volonté politique de maintenir les engagements pris lors du sommet d’Abuja.
