Les délégations de l’Union africaine, du Rwanda et de la République Démocratique du Congo sont déjà présentes à Lomé. Le sommet consacré à la crise dans l’est congolais s’ouvrira demain le 16 janvier 2026. Les discussions se poursuivront jusqu’au 17 janvier.

Plusieurs personnalités de premier plan ont rejoint la capitale togolaise. L’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta fait partie des figures attendues pour ces pourparlers de paix. L’ex-chef d’État nigérian Olusegun Obasanjo a également fait le déplacement. Leur présence témoigne de l’importance accordée à cette initiative diplomatique.

La rencontre porte sur la cohérence et la consolidation du processus de paix dans la région des Grands Lacs. Le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, qui assure la médiation pour l’Union africaine dans ce dossier, avait reçu son homologue congolais Félix Tshisekedi lundi dernier à Lomé.

La situation dans l’est de la RDC demeure tendue malgré les multiples tentatives de règlement. Le mouvement M23 a pris le contrôle de Goma et Bukavu début 2025. Ces deux agglomérations constituent les principaux centres urbains de la zone. En décembre dernier, une nouvelle offensive a été lancée dans la province du Sud-Kivu. La ville d’Uvira est tombée le 10 décembre.
Ces développements militaires sont intervenus alors qu’un accord de paix avait été signé entre le Rwanda et la RDC à Washington. Cette contradiction illustre la complexité de la crise. Les engagements pris sur le papier peinent à se traduire sur le terrain.
Le sommet de Lomé vise à harmoniser les différentes initiatives en cours. Plusieurs processus de paix se sont succédé sans résultat durable. Les organisateurs espèrent que cette rencontre permettra de créer une dynamique nouvelle. La participation de hauts responsables africains et d’anciens chefs d’État devrait faciliter les discussions.

Les populations de l’est congolais subissent les conséquences de cette instabilité persistante. Les déplacements de civils se multiplient. L’accès aux services de base se détériore. La situation humanitaire préoccupe les observateurs internationaux.
Les prochaines heures permettront de mesurer la capacité des parties prenantes à trouver un terrain d’entente. Le Togo, qui accueille ces négociations, espère contribuer à l’apaisement dans la région des Grands Lacs.
