Le Togo a enregistré une progression du taux d’accès à l’électricité, passant de 70% en 2024 à 75% à la fin de l’année 2025. Cette évolution résulte en partie des contrats de partenariat public-privé (PPP) conclus dans le secteur de l’énergie. Ces accords permettent de sécuriser l’approvisionnement, de diversifier les sources et d’étendre la couverture électrique.
L’année 2025 a été marquée par le renforcement du cadre juridique et institutionnel des PPP. Une mesure notable consiste en l’instauration d’une redevance normalisée de 0,2% du chiffre d’affaires annuel des titulaires de contrats. Cette réforme vise à professionnaliser la commande publique et à améliorer les résultats.
Ce dispositif contribue à une meilleure répartition des risques entre les partenaires. Les investisseurs bénéficient d’une visibilité juridique accrue, ce qui favorise leur engagement sur le territoire togolais. Le cadre réglementaire précise les règles de passation, de transparence et de redevabilité pour instaurer un climat de confiance.
Le modèle de coopération entre l’État et les entreprises privées s’applique à plusieurs secteurs stratégiques. Les infrastructures routières et urbaines, l’énergie, l’eau, la santé, l’éducation, les services urbains et le numérique font partie des domaines concernés. L’agriculture, qui emploie plus de 60% de la population active, figure également parmi les priorités.
Les projets réalisés en partenariat permettent d’améliorer la mobilité, de désenclaver certaines zones et de stimuler les échanges économiques. Dans le domaine de l’eau, les PPP favorisent l’extension des réseaux et la qualité du service. Ces avancées ont un impact direct sur la santé publique et le quotidien des populations.
Pour le secteur privé, ces partenariats créent des opportunités d’affaires structurées. Les entreprises locales développent leurs compétences grâce aux transferts de savoir-faire. Les PME et les acteurs nationaux sont sollicités à travers différents mécanismes, ce qui stimule l’industrialisation et la création d’emplois.
La formule repose sur la conviction qu’aucun acteur ne peut relever seul les défis du développement. Les secteurs nécessitent des investissements conséquents, une expertise technique pointue et une capacité d’exécution rapide. La collaboration structurée entre l’État et les entreprises répond à ces exigences en combinant les ressources publiques et l’agilité du privé.
