La Commission de la CEDEAO a accueilli le lundi 9 février 2026 à Abuja une délégation suédoise pour évaluer les progrès du projet de résilience au Sahel. Cette rencontre stratégique s’est tenue à l’annexe de la Commission au River Plaza dans la capitale nigériane.
Joachim Beijmo, chef de la coopération au développement en Afrique à l’ambassade de Suède en Éthiopie, a conduit la délégation nordique. Le Dr Sintiki Tarfa Ugbe, directeur des affaires humanitaires et sociales, a reçu les visiteurs au nom du professeur Fatou Sow Sarr, commissaire au développement humain et aux affaires sociales. Reshmi Theckethil, chef de projet du Programme des Nations unies pour le développement au Sahel, représentait le PNUD.

La responsable de la CEDEAO a exprimé sa gratitude pour le soutien continu apporté par Stockholm aux pays sahéliens et aux États membres de l’organisation régionale. Elle a salué le leadership de Joachim Beijmo qui a considérablement renforcé les interventions dans toute la zone. Le Dr Ugbe a réaffirmé l’engagement de la CEDEAO à faire avancer les travaux en collaboration avec ses partenaires.
La mise en œuvre de la Stratégie régionale de résilience pour l’Afrique de l’Ouest couvrant la période 2024-2050 figure parmi les priorités. Le Conseil des ministres de la CEDEAO a adopté ce document qui structure l’action régionale pour les décennies à venir. Cette feuille de route permettra de coordonner les efforts des différents acteurs.
Le représentant suédois a félicité les équipes techniques de la CEDEAO et du PNUD pour les progrès réalisés. Le renforcement des capacités institutionnelles et des systèmes facilite les investissements dans la résilience. Les travaux en cours sur la préparation au relèvement et la résilience urbaine témoignent d’une approche globale des défis.

Joachim Beijmo s’est déclaré convaincu que la CEDEAO continuera à capitaliser sur ces succès au profit des communautés. Le partenariat avec le PNUD et les autres parties prenantes permettra d’approfondir les acquis. Cette collaboration tripartite garantit une meilleure efficacité des interventions sur le terrain.
Le personnel technique de la Division des affaires humanitaires et de la gestion des risques de catastrophe a présenté les principales réalisations du projet. Ces initiatives ont contribué à renforcer la préparation au relèvement dans plusieurs pays. L’amélioration des systèmes d’alerte précoce et d’action rapide permet désormais d’anticiper les crises.
La gouvernance des risques de catastrophe s’est également améliorée grâce aux mécanismes mis en place. Les capacités de coordination régionale se renforcent progressivement. La résilience urbaine bénéficie d’une attention particulière dans un contexte d’urbanisation rapide.
La délégation suédoise a effectué une visite guidée du Centre des opérations en cas de catastrophe de la CEDEAO. Cette infrastructure constitue la plaque tournante de la coordination régionale face aux urgences. Les participants ont assisté à des démonstrations en direct des produits d’alerte précoce et des systèmes d’intervention.
Le Centre améliore l’échange de données et d’informations entre les États membres. Cette plateforme renforce la préparation collective aux catastrophes et soutient la réponse rapide aux situations d’urgence. Les technologies déployées permettent de suivre en temps réel l’évolution des risques dans la région.
Les visiteurs ont observé comment le DOC traite les informations provenant de sources multiples. Les systèmes de veille permettent de détecter précocement les menaces potentielles. Cette capacité d’anticipation sauve des vies en permettant l’activation rapide des mécanismes de réponse.
La Commission de la CEDEAO et la Suède ont réaffirmé leur engagement mutuel lors de cette rencontre. Les deux parties continueront à travailler avec le PNUD et les autres partenaires. Le renforcement de la résilience, la préparation aux catastrophes et le développement durable guident cette coopération.
L’Afrique de l’Ouest fait face à des défis multiples liés aux changements climatiques et aux chocs économiques. Les pays sahéliens subissent particulièrement les effets de la sécheresse et de l’insécurité alimentaire. Le projet de résilience apporte des réponses concrètes à ces problèmes structurels.
La CEDEAO regroupe actuellement douze États membres après le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger en janvier 2025. Le Bénin, le Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Nigeria, la Sierra Leone, le Sénégal et le Togo composent cette organisation d’intégration régionale.
Créée en mai 1975 à Lagos, la CEDEAO vise à promouvoir l’intégration économique et l’autosuffisance collective. Son PIB combiné s’élève à 734,8 milliards de dollars. La communauté rassemble environ 300 millions de citoyens qui bénéficient progressivement des fruits de l’intégration.
La vision de l’organisation consiste à passer d’une CEDEAO d’États à une CEDEAO des peuples d’ici 2050. Cette transformation placera les citoyens au cœur du projet d’intégration. La paix et la prospérité pour tous constituent les objectifs ultimes de cette ambition régionale.
