La 26ᵉ session du Cadre Permanent de Concertation (CPC) s’est tenue ce lundi 23 février 2026. Cette rencontre a été marquée par une étape importante dans la mise en œuvre des institutions de la Ve République.
Gilbert Bawara, ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions de la République, a été auditionné par les acteurs politiques. Il a présenté un point détaillé sur l’état d’avancement du processus d’installation des nouvelles institutions constitutionnelles.

Dans une communication structurée, le ministre a distingué trois catégories d’institutions. La première regroupe les institutions déjà opérationnelles. La deuxième concerne celles dont les textes sont adoptés mais en attente d’installation. La troisième porte sur celles dont les projets de loi seront prochainement examinés.
Plusieurs textes organiques sont d’ores et déjà en vigueur. Parmi eux figurent les lois portant sur la Commission nationale des droits de l’homme et la Haute autorité de régulation des communications écrites, audiovisuelles et numériques. Les textes concernant le Protecteur du citoyen, le Conseil économique, social et environnemental ainsi que l’autorité chargée de la lutte contre la corruption sont également opérationnels.
Le ministre a tenu à rassurer les participants sur un point essentiel. Il n’existe aucun vide institutionnel dans le dispositif mis en place. Dans une logique de continuité de l’État, certaines structures poursuivent leurs missions sous leur ancienne appellation en attendant leur installation formelle.

Parmi les institutions structurantes à venir figurent la Cour de cassation, le Conseil d’État et le Tribunal des conflits. Ces juridictions joueront un rôle clé dans l’architecture judiciaire de la Ve République.
Les échanges ont également porté sur le fonctionnement interne du Cadre Permanent de Concertation. Les participants ont discuté de la Commission électorale nationale indépendante et de la participation des candidats indépendants aux élections.
Conformément à son agenda, le CPC inscrira prochainement à l’ordre du jour des préoccupations sociales majeures. L’eau, l’électricité et le foncier feront l’objet de discussions approfondies. Les ministres sectoriels concernés seront auditionnés sur ces questions qui touchent directement le quotidien des populations.

Awaté Hodabalo, ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, a clôturé la session. Il a salué la qualité des échanges et l’esprit de responsabilité ayant guidé les travaux.
Cette session s’est placée sous le signe de la consolidation institutionnelle et du dialogue politique. Elle a également mis l’accent sur la défense des intérêts supérieurs de la Nation dans un contexte de transition vers les nouvelles institutions.
Le Cadre Permanent de Concertation reste un espace de dialogue entre les différents acteurs politiques du pays. Il permet d’échanger sur les questions institutionnelles et de suivre la mise en place effective des organes prévus par la nouvelle Constitution.
La présentation du ministre Gilbert Bawara offre une vision claire de l’avancement du chantier institutionnel. Elle permet aux acteurs politiques de mesurer le chemin parcouru et les étapes qui restent à franchir pour achever la mise en place complète des institutions de la Ve République.
Les prochaines sessions du CPC devraient permettre d’approfondir les discussions sur les institutions encore en attente d’installation. Elles offriront également l’occasion d’aborder les préoccupations sociales qui interpellent les populations au quotidien.
