Le ministère en charge de l’environnement a restitué le 19 février 2026 à Lomé les résultats de sa participation à la COP30 qui s’est tenue du 10 au 21 novembre 2025 à Belém au Brésil. Cette séance a permis de tirer les leçons de cette conférence et de préparer la participation du pays à la COP31. Les autorités togolaises alignent désormais leurs priorités nationales avec des projets bancables et des mécanismes de suivi robustes.
La délégation togolaise a mené une stratégie ciblée lors de la COP30. Elle a rencontré cinq partenaires clés sur place. Le Green Climate Fund figure parmi ces interlocuteurs prioritaires. Embrapa, institution brésilienne spécialisée dans la recherche agricole, a également échangé avec les représentants togolais sur les possibilités de coopération.
Le Fonds Mondial pour le Développement des Villes a discuté de programmes d’aménagement urbain durable. Le ministère de l’environnement du Japon a exploré des axes de collaboration bilatérale. Evercity, entreprise spécialisée dans le développement de plateformes numériques, a présenté ses solutions technologiques pour le suivi des projets climatiques.
Ces discussions ouvrent la voie à un financement potentiel mobilisable sur les cinq prochaines années. Le montant estimé se situe entre 354 et 544 millions de dollars. Au-delà de ces ressources financières, le pays compte obtenir des acquis en matière de renforcement institutionnel, de partenariats stratégiques, de transfert de connaissances et d’innovations technologiques.
Une soixantaine d’acteurs ont participé à la session de restitution à Lomé. Les ministères, les collectivités territoriales, les organisations non gouvernementales et les partenaires techniques et financiers ont échangé sur la feuille de route pour la COP31. Cette rencontre a permis de définir les orientations stratégiques du pays pour la prochaine conférence mondiale sur le climat.
La feuille de route repose sur trois grands volets. Le premier concerne les activités préparatoires pour garantir une participation efficiente. Le deuxième axe vise une présence active dans les négociations internationales. Le troisième volet porte sur l’exploration des financements disponibles et la mise en œuvre des acquis et bonnes pratiques.
Le directeur de cabinet du ministre chargé de l’environnement a présidé la session inaugurale. Il a rappelé que l’approche togolaise pour la COP31 s’articule autour de trois piliers. La priorisation des secteurs vulnérables et des investissements à fort impact constitue le premier axe. La transparence des cadres stratégiques et des systèmes de suivi forme le deuxième pilier.
La bancabilité des projets représente le troisième élément central de cette stratégie. Cette exigence vise à répondre aux critères des mécanismes financiers climatiques internationaux. Les projets doivent être conçus de manière à attirer les investissements des fonds spécialisés.
Les participants ont également abordé l’harmonisation des fiches-projets selon les exigences des principaux fonds climatiques. Le Fonds Vert Climat établit des critères spécifiques pour le financement des initiatives. Le Fonds d’Adaptation soutient les projets d’adaptation au changement climatique dans les pays vulnérables. Le Fonds pour l’Environnement Mondial finance des interventions dans plusieurs domaines environnementaux.
Cette harmonisation permet d’augmenter les chances d’obtenir des financements auprès de ces institutions. Les fiches-projets doivent répondre aux standards internationaux en matière de gouvernance, de suivi-évaluation et d’impact environnemental et social. La qualité de la préparation détermine en grande partie le succès des demandes de financement.
Le cadrage stratégique élaboré lors de cette restitution illustre la volonté gouvernementale de transformer les ambitions climatiques en réalisations concrètes. Le passage des annonces aux résultats tangibles guide désormais l’action publique dans ce domaine. Les autorités cherchent à renforcer la crédibilité du pays sur la scène internationale en démontrant leur capacité à mettre en œuvre des projets d’envergure.
La préparation de la COP31 s’inscrit dans une démarche méthodique et structurée. Les leçons tirées de la participation à la COP30 alimentent la réflexion sur les prochaines étapes. Cette approche itérative permet d’améliorer progressivement la qualité de la représentation togolaise dans les négociations climatiques mondiales.
Les mécanismes de suivi robustes constituent un élément clé de cette stratégie. Ils permettent de mesurer les progrès réalisés et d’ajuster les actions en fonction des résultats obtenus. Cette rigueur dans le pilotage des projets répond aux exigences des bailleurs de fonds internationaux.
