L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité jeudi 5 mars 2026 le projet de loi modifiant la loi n°2008-005 du 30 mai 2008 portant loi-cadre sur l’environnement. Cette actualisation historique redessine les contours de la gouvernance environnementale togolaise avec audace et modernité.
La séance plénière s’est déroulée sous la présidence de Son Excellence Professeur Komi Selom Klassou, Président de l’Assemblée nationale. Le Professeur Komla Dodzi Kokoroko, Ministre de l’Environnement, des Ressources Forestières, de la Protection Côtière et du Changement Climatique assistait aux débats qui ont scellé l’engagement du pays envers les générations futures.

Ce projet de loi prolonge les engagements pris par le Togo à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement de Rio en 1992. Le texte s’appuie également sur les conventions internationales relatives aux changements climatiques, à la biodiversité et à la lutte contre la désertification.
L’actualisation vise à adapter la loi-cadre de 2008 aux nouvelles exigences internationales. Les évolutions institutionnelles nationales, notamment la décentralisation, nécessitent cet ajustement. Les défis émergents liés au changement climatique, à la gestion durable des ressources naturelles et à la résilience des populations justifient cette refonte.
La feuille de route gouvernementale Togo 2025 prévoyait cette réforme législative. L’ambition consiste à doter le pays d’un cadre juridique renforcé capable de soutenir une croissance économique inclusive et durable pour les prochaines décennies.

Le texte intègre de nouveaux paradigmes en matière de gestion environnementale. L’économie verte et l’économie bleue figurent parmi ces concepts modernes qui transforment l’approche du développement. L’économie circulaire promeut la valorisation des déchets et la réduction du gaspillage.
La mobilité verte encourage les modes de transport moins polluants pour préserver la qualité de l’air. Le crédit carbone récompense les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le mécanisme REDD+ valorise la préservation des forêts tropicales, poumons de la planète.
La responsabilité sociétale des entreprises impose aux acteurs économiques de prendre en compte leur impact environnemental. La gestion décentralisée de l’environnement rapproche la prise de décision des populations directement concernées par les enjeux écologiques.

Le projet de loi introduit et consolide plusieurs outils stratégiques. Les évaluations environnementales et sociales stratégiques mesurent l’impact des politiques publiques avant leur mise en œuvre. Des mesures spécifiques protègent contre les substances nucléaires, radiologiques et biologiques qui menacent la santé publique.
Le texte assure une meilleure conformité du droit interne aux accords multilatéraux relatifs aux produits chimiques. Les dispositions sur les déchets dangereux se renforcent pour protéger les populations. Les infractions et les sanctions en matière environnementale font l’objet d’une révision, notamment pour le milieu marin.
Structuré en cinq titres et comprenant 139 articles, le texte maintient l’architecture fondamentale de la loi de 2008. Il l’enrichit toutefois de dispositions adaptées aux enjeux contemporains. Cette continuité juridique facilite l’appropriation par les acteurs du secteur.

La commission saisie au fond a présenté son rapport en séance plénière. Le débat général a permis aux députés de poser des questions au représentant du gouvernement. Le ministre a apporté des éclairages sur les raisons profondes de la modification du texte.
Aklesso Atcholi, Président du groupe parlementaire majoritaire Union pour la République (UNIR), a prononcé des mots qui resteront dans les mémoires. « La question environnementale n’est ni périphérique, ni accessoire. Elle est au cœur même de la souveraineté, de la dignité et de l’avenir de la nation », a-t-il déclaré avec gravité.
Cette déclaration place la protection de l’environnement au même rang que les questions de sécurité et d’indépendance nationale. Le député établit un lien indissociable entre la préservation des ressources naturelles et la pérennité de l’État togolais.
« Ce projet de loi vient précisément apporter une réponse structurée moderne et ambitieuse aux défis de l’heure en matière environnementale, en inscrivant notre action nationale dans une logique de résilience, d’anticipation et de responsabilité durable », a-t-il affirmé devant l’hémicycle attentif.

Il a invité les députés du groupe parlementaire UNIR à approuver ce texte historique. L’adoption à l’unanimité des députés présents a suivi cette intervention passionnée. Ce consensus politique transcende les clivages et témoigne d’une prise de conscience collective face aux urgences climatiques.
Le ministre Komla Dodzi Kokoroko a insisté sur l’impératif d’actualiser la législation face aux défis environnementaux et climatiques. « La loi vit et s’adapte aux épreuves comme aux circonstances. Celle de 2008 n’y échappe pas », a-t-il expliqué avec réalisme.
Les politiques publiques ambitieuses définies par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, imposent cette évolution. Les engagements pris lors des conférences internationales créent des urgences environnementales et climatiques. Cette pression externe nécessite un cadre juridique adapté aux réalités du XXIe siècle.

« Au plan national, ce texte consacre de nouveaux paradigmes et réaffirme notre volonté de mieux protéger l’environnement et de répondre avec efficacité aux enjeux climatiques », a ajouté le ministre. Cette double dimension nationale et internationale caractérise la portée de la réforme.
Le Président de l’Assemblée nationale a qualifié cette adoption d’acte politique, de révision technique et d’ajustement juridique. « En réalité, elle redessine les contours de notre gouvernance environnementale avec audace et modernité », a-t-il souligné en clôture des débats.
Komi Selom Klassou a précisé l’impact international de cette législation visionnaire. « Cette loi va placer le Togo dans une dynamique de cohérence globale alignant les lois nationales avec les engagements internationaux que nous avons pris en faveur de la planète », a-t-il affirmé.
Cette adoption réaffirme l’engagement du Togo à renforcer la protection de son environnement. La promotion d’un développement durable constitue l’objectif central qui guide désormais toutes les politiques publiques. La conciliation entre croissance économique, préservation des ressources naturelles et bien-être des générations présentes et futures inspire cette législation.

Le texte offre désormais un cadre juridique robuste pour affronter les défis climatiques qui menacent l’humanité. Les acteurs économiques disposent de règles claires pour orienter leurs investissements vers des activités respectueuses de l’environnement. Les collectivités locales obtiennent des outils concrets pour gérer leur patrimoine naturel.
Cette loi représente bien plus qu’une simple actualisation technique. Elle incarne la vision d’un pays qui place la préservation de son environnement au rang de priorité nationale absolue. Elle témoigne de la maturité politique d’une nation qui assume ses responsabilités envers les générations qui n’ont pas encore voix au chapitre.
