Le Mouvement Martin Luther King alerte sur les conditions de travail des meuniers au Togo qu’il qualifie d’inhumaines. L’organisation a rendu public un communiqué le 5 mars 2025 pour dénoncer les violations du code du travail dans ce secteur d’activité.
Selon le MMLK, les meuniers travaillent sans contrat de travail, effectuent entre 12 et 15 heures par jour du lundi au samedi sans congés, ne sont pas déclarés à la caisse de sécurité sociale et ne reçoivent aucune prime. Leur rémunération varie entre 5 000 et 10 000 francs CFA par mois, les plus chanceux percevant 15 000 francs.
Le salaire minimum interprofessionnel garanti a été fixé à 52 500 francs CFA au Togo depuis 2023. Les meuniers touchent donc des salaires largement inférieurs au SMIG légal. Cette situation constitue une violation flagrante du code du travail qui encadre les relations professionnelles dans le secteur privé.
Le Mouvement Martin Luther King estime que les exploitants des moulins profitent de la vulnérabilité de ces travailleurs. L’organisation affirme que ces employeurs réalisent des profits importants au détriment des meuniers qui assurent le fonctionnement quotidien des moulins.
Le communiqué du MMLK interpelle l’État, le patronat et les organisations syndicales à agir pour imposer le respect de la loi sociale aux exploitants des moulins. L’organisation considère que ces travailleurs font partie des secteurs abandonnés et laissés à leur triste sort dans la société togolaise.
Le Mouvement Martin Luther King qualifie la situation des meuniers d’esclavage des temps modernes. Cette expression forte traduit l’indignation de l’organisation face aux conditions de travail observées dans ce secteur d’activité.
L’organisation annonce qu’elle se réserve le droit d’accompagner les meuniers dans un prochain mouvement d’humeur. Une grève de trois jours dans le secteur est envisagée pour attirer l’attention des autorités sur cette situation. Le MMLK appelle les meuniers à la mobilisation pour la réussite de cette opération.
Cette dénonciation publique vise à obtenir des améliorations concrètes dans les conditions de travail des meuniers. L’organisation souhaite que ces travailleurs bénéficient des droits garantis par le code du travail togolais comme tous les autres salariés du pays.
Les revendications portent sur plusieurs points essentiels. Le MMLK demande que les meuniers disposent de contrats de travail en bonne et due forme. L’organisation exige également que les horaires de travail respectent les normes légales et que les employés bénéficient de jours de congés.
La déclaration des meuniers à la caisse de sécurité sociale constitue une autre exigence du mouvement. Cette formalité permet aux travailleurs de bénéficier d’une couverture sociale en cas de maladie, d’accident du travail ou lors du départ à la retraite.
Le paiement du salaire minimum garanti représente la revendication centrale de cette mobilisation. Le MMLK estime que les meuniers doivent percevoir au minimum 52 500 francs CFA par mois conformément à la réglementation en vigueur.
L’organisation se présente comme la voix des sans voix et intervient régulièrement pour défendre les droits des travailleurs les plus vulnérables. Cette prise de position s’inscrit dans sa mission de promotion de la justice sociale au Togo.
La réaction des autorités compétentes et des exploitants de moulins n’a pas été communiquée à ce stade. L’inspection du travail pourrait être amenée à vérifier les allégations du MMLK et à prendre des mesures si des violations du code du travail sont avérées.
Cette alerte du Mouvement Martin Luther King soulève la question plus large du respect du droit du travail dans le secteur informel. De nombreux petits employeurs échappent aux contrôles et appliquent des conditions de travail qui ne respectent pas les normes légales.
