Le gouvernement togolais a annoncé lundi 9 mars 2026 de nouvelles dispositions pour uniformiser les coordonnées géographiques. Ces normes concernent les domaines de la cartographie et de l’urbanisme. Georges Barcola, ministre des Finances et du Budget, et Kodjo Adedze, ministre de l’Aménagement et du Développement des territoires, ont rendu publiques ces mesures.
Les nouvelles dispositions prévoient l’installation de bornes géodésiques et de nivellement sur l’ensemble du territoire national. La mise en place d’un réseau de stations de référence à fonctionnement continu (CORS) complète ce dispositif. Ces infrastructures serviront de référentiels officiels pour tous les travaux techniques.
Cette évolution s’inscrit dans la modernisation des infrastructures géodésiques et géospatiales du pays. La réforme du système national d’information géographique accompagne cette transformation. Les autorités visent à améliorer la qualité et la fiabilité des données spatiales produites au Togo.
Les acteurs de plusieurs secteurs devront se conformer à ces référentiels officiels. La cartographie, la topographie, le cadastre, l’urbanisme et l’aménagement du territoire figurent parmi les domaines concernés. Les infrastructures relèvent également de ces nouvelles exigences normatives.
« Tous travaux, sous peine d’être rejetés, doivent obligatoirement se rattacher aux référentiels », ont précisé les ministres. Cette obligation garantira la cohérence des données produites par les différents intervenants. Les cartes et les relevés topographiques partageront désormais la même base de référence.
Un délai transitoire de trois mois permet aux professionnels d’adapter leurs équipements. Cette période facilite la mise à niveau des méthodes de travail selon les nouvelles normes géospatiales. Les géomètres, topographes et cartographes disposent de ce temps pour se conformer aux exigences.
La réforme améliorera la compatibilité des cartes et des données spatiales dans le pays. Cette harmonisation facilite la planification urbaine qui nécessite des informations géographiques précises. La délimitation des zones d’habitation bénéficiera de cette standardisation des coordonnées.
Le développement des infrastructures gagnera en efficacité grâce à ces normes communes. Les projets routiers, hydrauliques ou énergétiques s’appuieront sur des données fiables et compatibles. Cette cohérence évite les erreurs coûteuses lors de la réalisation des ouvrages.
La sécurité foncière se renforcera grâce à l’amélioration de la précision de localisation. Les parcelles seront géolocalisées avec exactitude par rapport aux référentiels officiels. Les titres de propriété gagneront en fiabilité grâce à ces coordonnées standardisées.
Les conflits fonciers diminueront lorsque les limites des parcelles seront établies selon des normes rigoureuses. Les chevauchements et les imprécisions actuelles génèrent de nombreux litiges. La nouvelle cartographie cadastrale basée sur ces référentiels clarifiera les situations confuses.
Cette évolution intervient quelques semaines après la création de l’Institut géographique national du Togo (IGNT). Cette institution renforce la production et la fiabilité des données géographiques nationales. Elle assume la gestion des référentiels géodésiques et supervise leur utilisation.
L’IGNT coordonnera le déploiement du réseau de stations CORS sur le territoire. Ces stations émettent en permanence des signaux qui permettent des mesures topographiques très précises. Les professionnels équipés de récepteurs GPS pourront se rattacher à ces stations pour leurs levés.
Les bornes géodésiques matérialisent physiquement les points du réseau de référence. Ces repères fixes permettent de contrôler la qualité des mesures effectuées. Leur implantation suit un maillage qui couvre l’ensemble du pays selon une densité adaptée.
Le nivellement établit les altitudes de référence sur tout le territoire. Ces données altimétriques complètent les coordonnées planimétriques. Elles s’avèrent indispensables pour les projets d’assainissement, de voirie ou de bâtiment.
La modernisation du système géospatial togolais répond aux standards internationaux. Les normes adoptées facilitent les échanges de données avec les pays voisins. Les projets transfrontaliers bénéficieront de cette compatibilité des systèmes de référence.
Les professionnels devront investir dans la mise à jour de leurs équipements. Les anciens appareils qui ne permettent pas la connexion aux stations CORS deviendront obsolètes. Cette modernisation représente un coût pour les cabinets de topographie et de géomètre.
La formation des techniciens accompagnera cette transition technologique. Les écoles et instituts de formation intégreront ces nouvelles normes dans leurs programmes. Les professionnels en exercice suivront des sessions de mise à niveau.
Les administrations publiques adapteront également leurs pratiques. Les services de l’urbanisme, du cadastre et de l’aménagement du territoire utiliseront ces nouveaux référentiels. Cette harmonisation améliorera la cohérence des politiques publiques territoriales.
