Une nouvelle étape s’ouvre dans l’implication du secteur privé dans l’action climatique au Togo. Avec l’appui de la Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), un atelier de deux jours a réuni à Lomé près de 70 acteurs économiques autour de la validation de documents stratégiques destinés à structurer leur engagement face aux défis environnementaux.
Cette initiative vise à mieux intégrer les entreprises dans les politiques climatiques nationales, tout en mettant en lumière les opportunités économiques liées à la transition écologique. Les échanges portent notamment sur des secteurs clés tels que l’agriculture, la foresterie, la pêche, l’élevage et la gestion des ressources en eau, particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique.
Les travaux en cours doivent aboutir à l’élaboration de deux outils majeurs. Le premier encadre les modalités de participation du secteur privé aux actions climatiques, tandis que le second identifie les mécanismes de financement disponibles ainsi que les pistes d’investissement. L’objectif est de permettre aux entreprises togolaises de mieux comprendre les dispositifs existants et de se positionner sur les opportunités offertes par les financements verts.
Dans cette dynamique, des concertations sont également engagées avec les partenaires économiques afin de définir des perspectives à moyen et long terme, notamment sur un horizon de cinq à dix ans. Il s’agit d’accompagner les entreprises dans leur accès aux financements climatiques, qu’il s’agisse de prêts ou d’autres instruments adaptés aux investissements durables.
Au-delà de la mobilisation des ressources financières, l’initiative entend renforcer la résilience des secteurs productifs tout en favorisant la création d’emplois liés à l’économie verte. L’amélioration des conditions environnementales et du cadre de vie des populations figure également parmi les retombées attendues.
À terme, cette démarche ambitionne de structurer un véritable marché national des investissements climatiques et de positionner davantage les entreprises togolaises dans les chaînes de valeur durables, en phase avec les exigences internationales en matière de transition écologique.
