La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Fonds monétaire international (FMI) ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération. Les deux institutions ont signé, le 27 mars 2026 à Abuja, au Nigeria, un protocole d’accord destiné à renforcer la gouvernance macroéconomique et à accélérer l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.

L’accord a été paraphé par le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, et le directeur exécutif du FMI pour l’Afrique de l’Ouest, Wautabouna Ouattara. Il pose les bases d’un cadre structuré visant à améliorer la coordination des politiques économiques et à soutenir les États membres dans la gestion de leurs finances publiques.
À travers ce partenariat, les deux organisations entendent renforcer le dialogue politique sur les questions économiques et financières. L’objectif est d’harmoniser davantage les politiques macroéconomiques, tout en accompagnant les pays dans des domaines clés comme la politique budgétaire, la gestion de la dette ou encore la production de données statistiques fiables.
Le protocole prévoit également un appui au développement des capacités institutionnelles. Il vise à consolider les mécanismes de surveillance régionale et à soutenir les efforts engagés pour faire avancer le projet d’union monétaire de la CEDEAO, considéré comme un levier important pour l’intégration économique.

Pour la CEDEAO, cet accord représente un outil supplémentaire pour améliorer la coordination entre ses États membres et renforcer la stabilité économique dans la région. Du côté du FMI, il s’agit aussi de mieux prendre en compte les priorités spécifiques de l’Afrique de l’Ouest dans les discussions internationales.
Selon Wautabouna Ouattara, ce cadre de coopération contribuera à porter plus efficacement la voix collective des pays de la CEDEAO au sein de l’institution financière internationale. Il devrait également faciliter une meilleure articulation entre les politiques régionales et les mécanismes de soutien du FMI.
La signature de ce protocole intervient dans un contexte où les économies ouest-africaines font face à plusieurs défis, notamment liés aux chocs économiques, aux pressions sur les finances publiques et aux besoins d’investissement. Elle traduit une volonté commune de renforcer les outils de gouvernance économique et de promouvoir une intégration régionale plus cohérente.
