La production nationale de viande au Togo connaît une amélioration constante depuis 2024, permettant au pays de couvrir une part croissante de ses besoins en protéines animales. Le taux de couverture des besoins nationaux par la production locale a atteint 68% en 2025 contre 65% en 2024, et devrait franchir la barre des 70% en 2026 selon les projections du secteur.
Cette performance s’explique par une augmentation significative du cheptel national dans toutes les filières. Les élevages de petits ruminants affichent une croissance soutenue avec 2,371 millions d’ovins et 6,869 millions de caprins recensés en 2025. Les prévisions pour 2026 anticipent une poursuite de cette dynamique avec 2,514 millions d’ovins et 7,419 millions de caprins attendus.
La filière porcine contribue également à cette amélioration avec 1,222 million de têtes produites en 2025, un chiffre qui devrait atteindre 1,246 million cette année. Le cheptel bovin, bien que plus modeste, progresse régulièrement de 483 152 têtes en 2024 à 487 984 têtes en 2025.
La filière avicole se distingue par sa croissance exceptionnelle. La production a bondi à 41,729 millions de têtes en 2025 contre 38,638 millions l’année précédente, soit une progression de plus de 3 millions d’unités. Le renforcement de la couverture vaccinale explique en grande partie cette performance en limitant les pertes liées aux maladies aviaires.
Cette montée en puissance de la production locale permet de réduire progressivement les importations de viande qui pèsent sur la balance commerciale togolaise et contribue à renforcer la souveraineté alimentaire du pays.
