Ce samedi 18 avril, Siou n’était pas qu’un simple canton mais le pouls de toute la préfecture de Doufelgou. La 37ᵉ édition de Sintu-Janjaagu a transformé la localité en épicentre de ferveur, de mémoire et d’engagement. Entre tambours, libations et discours, c’est toute une communauté qui a rappelé qu’ici, la tradition ne s’expose pas : elle mobilise.

L’apothéose de la célébration a réuni d’éminentes figures de la République. Aux côtés des gardiens des us et coutumes, on notait la présence du ministre-conseiller du Président du Conseil, Pascal Bodjona, du ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, Gilbert Bawara, et du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Calixte Batossie Madjoulba. Leur participation a donné à l’événement une résonance nationale, signe que Sintu-Janjaagu dépasse les frontières de Doufelgou pour parler au Togo tout entier.

Placée sous le thème « Traditions solidaires, communautés mobilisées pour la paix, la sécurité et le développement », l’édition 2026 a rappelé la vocation profonde de cette fête : remercier Dieu et les mânes des ancêtres pour les récoltes, implorer la bénédiction pour la saison à venir et resserrer les liens entre Lamba » Sintu » et Nawda » Janjaagu ». Traditionnellement fixée au premier samedi d’avril, la célébration s’est tenue cette année le 18 avril à Siou, transformée pour l’occasion en capitale des retrouvailles et de la cohésion sociale.

Prenant la parole au nom du Président du Conseil, Pascal Bodjona a exhorté les filles et fils de Doufelgou à préserver la culture des valeurs incarnées par le thème de l’année. Il a transmis l’engagement du Président du Conseil à défendre ces valeurs de solidarité, de paix et de développement, invitant chaque communauté à en faire un socle pour l’avenir. Un message reçu avec gravité et ovations, tant il fait écho aux défis d’unité et de progrès partagés.
Plus qu’une parenthèse festive, Sintu-Janjaagu 2026 s’est imposée comme un acte de mémoire et une boussole. À Siou, la tradition a parlé au présent : elle mobilise, elle rassemble, elle projette. Et quand les danses se sont tues, il est resté cette conviction partagée que la paix se cultive, que la sécurité se construit ensemble et que le développement prend racine dans la solidarité des communautés.
