Un ensemble d’indicateurs éclaire les choix économiques à venir. En 2025, la part des prélèvements publics dans la richesse nationale se situe à 13,1 %. Ce ratio reste inférieur au niveau attendu au sein de l’espace communautaire.
Dans le même élan, les autorités engagent une projection financière sur trois ans. Cette démarche permet d’anticiper les évolutions des recettes, des charges et de l’endettement. Elle offre aussi une vision plus étendue que le budget annuel, avec des ajustements possibles selon plusieurs hypothèses.
Cependant, les ressources disponibles laissent peu de marge. La croissance prévue atteint 6,2 % en 2025, avec une inflation maîtrisée. Malgré cela, le poids de la dette réduit les capacités d’action, en particulier pour les investissements publics.
Dès lors, plusieurs leviers sont mis en avant. L’élargissement de la base fiscale vise à capter davantage de recettes sans relever les taux d’imposition. Par ailleurs, la modernisation des services fiscaux, appuyée par le numérique, doit améliorer les performances de collecte. En parallèle, la maîtrise des dépenses, notamment celles liées aux salaires, reste un point de vigilance.
Les investissements publics se maintiennent autour de 6,6 % du produit intérieur brut, soit plusieurs centaines de milliards de francs CFA. L’enjeu porte désormais sur le ciblage des projets afin de soutenir l’activité économique et l’emploi.
Dans un contexte international moins favorable, la mobilisation des ressources internes gagne en importance. Les chiffres récents illustrent cette dynamique. Les recettes fiscales et douanières ont dépassé 1000 milliards de francs CFA en 2024, après une hausse déjà notable en 2023.
À l’horizon 2029, les orientations budgétaires s’articulent autour de plusieurs priorités. La sécurité, la cohésion sociale et le développement économique figurent parmi les axes retenus. En complément, une sélection plus stricte des projets est annoncée, avec des exigences accrues sur les études et les sources de financement.
