L’ancien président du parti Nouvel Engagement Togolais (NET), Gerry Taama Komandega, a réagi vivement à l’annonce de la création d’une nouvelle coalition regroupant des partis d’opposition et des organisations de la société civile dénommée Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC). Dans une publication sur les réseaux sociaux, l’ancien député exprime son scepticisme face à cette initiative.
« Une nouvelle coalition politique ? Ça ne sert à rien. C’est les mêmes que je voulais remplacer en 2012 », a déclaré Gerry Taama dans son message. Il estime que la recomposition en cours au sein de l’opposition togolaise ne change rien au problème de fond.
« Il faut une nouvelle génération de politiciens, éloquents, charismatiques, intellectuels et financièrement posés », a poursuivi l’homme politique, dressant ainsi le portrait-robot du leader qu’il appelle de ses vœux pour transformer le paysage politique togolais.
Gerry Taama a par ailleurs révélé les moyens qu’il mobilisait lorsqu’il présidait le NET. « Quand j’étais président du Net, je dépensais en moyenne 1 million par mois, depuis le premier jour », a-t-il confié, illustrant ainsi les ressources financières nécessaires selon lui pour animer un parti politique au Togo.
« C’est pour ça que le Bernard-l’hermite a disparu. Il ne peut pas », a ajouté l’ancien président du NET, utilisant une métaphore pour désigner celui qui lui a succédé à la tête du parti sans toutefois le nommer directement dans cette partie de son message.
« Je ne vois aucun jeune pointer à l’horizon », a poursuivi Taama. Cette sortie de Gerry Taama intervient dans un contexte de restructuration de l’opposition togolaise. Plusieurs formations politiques et organisations de la société civile ont récemment annoncé la création d’une plateforme commune pour coordonner leurs actions face au pouvoir en place.
Pour rappel, Gerry Taama Komandega avait quitté la présidence du NET dans des circonstances qui ont alimenté les débats au sein du parti. Son successeur Jules Amim a pris les rênes d’une formation politique affaiblie par des dissensions internes et des difficultés financières selon certains observateurs.
