La course à la succession de António Guterres se précise à l’issue des auditions publiques organisées par Assemblée générale des Nations unies. Selon les données issues de la plateforme Polymarket, Rafael Grossi arrive en tête avec 66 % des intentions, tandis que Macky Sall se retrouve en dernière position avec 4,1 %.
Le passage de Macky Sall, intervenu le 22 avril, a marqué la fin des auditions orales. Quatre candidats se sont succédé devant les États membres pour présenter leur vision et répondre aux questions.
Derrière le favori, Rebeca Grynspan recueille 23 %. Michelle Bachelet obtient 4,9 %, soit un niveau légèrement supérieur à celui de l’ancien chef d’État sénégalais. Ces chiffres traduisent des tendances observées sur un marché prédictif et ne constituent pas un vote officiel.

La candidature de Macky Sall se distingue par un soutien limité dans sa propre région. Portée par le Burundi, elle ne bénéficie pas d’un appui formel du Sénégal ni des États de l’Union Africaine (UA). Cette absence de soutien continental contraste avec la dynamique observée autour des autres prétendants.
Un autre élément pèse dans l’équation. Contrairement à ses concurrents, Macky Sall ne dispose pas d’une expérience au sein du système onusien. Rafael Grossi dirige Agence internationale de l’énergie atomique depuis 2019. Rebeca Grynspan est à la tête de Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), tandis que Michelle Bachelet a occupé des fonctions au sein du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme entre 2018 et 2022.
Le processus suit les règles établies par les Nations unies. Après les auditions publiques, des consultations entre États membres doivent se poursuivre avant une recommandation au Conseil de sécurité des Nations unies.
Le mandat d’António Guterres arrive à échéance le 31 décembre 2026. La désignation de son successeur reste désormais suspendue aux équilibres diplomatiques et aux soutiens que chaque candidat saura mobiliser.
