Le Togo a gagné 24 places au classement mondial de la liberté de la presse 2026 publié par Reporters Sans Frontières (RSF) à l’occasion de la Journée mondiale du 3 mai. Le pays grimpe du 121ème au 97ème rang sur 180 pays évalués avec une progression de 8,48 points, l’une des plus importantes en Afrique de l’Ouest.
Cette avancée permet au Togo de quitter la catégorie des situations jugées « difficiles » pour intégrer celle des environnements « problématiques » selon la classification de RSF. Cette amélioration témoigne d’une évolution du paysage médiatique national reconnue par l’organisation internationale de défense de la liberté de la presse.
La performance togolaise intervient pourtant dans un climat global défavorable. Plus de la moitié des pays évalués par RSF affichent des conditions de travail jugées « difficiles » ou « très graves » pour les journalistes. La progression du Togo apparaît d’autant plus notable face à cette tendance mondiale préoccupante.
Plusieurs facteurs expliquent cette remontée dans le classement. Les réformes entreprises dans le secteur des médias, notamment en matière d’encadrement juridique et de régulation, ont contribué à renforcer progressivement l’environnement de travail des professionnels de l’information selon les observateurs du secteur.
L’engagement des pouvoirs publics à promouvoir une presse plus libre et plus responsable constitue un autre élément explicatif. Cette volonté politique conjuguée à une évolution progressive des pratiques professionnelles semble produire des résultats visibles et mesurables par les instruments d’évaluation internationaux.
Sur le plan régional, le Togo se distingue comme le pays ayant enregistré la plus forte progression devant plusieurs États ouest-africains. Cette dynamique témoigne d’une volonté de repositionnement dans un espace médiatique de plus en plus exigeant même si des pays comme la Gambie ou la Côte d’Ivoire conservent encore une avance notable.
Le passage à la catégorie « problématique » rappelle néanmoins que des défis subsistent. Des efforts restent à fournir pour consolider les acquis et franchir de nouveaux paliers dans le renforcement de la liberté de la presse au Togo selon l’analyse du classement RSF.
Les réformes structurelles doivent se poursuivre pour améliorer durablement les conditions d’exercice du journalisme. L’amélioration des conditions économiques des entreprises de presse et la garantie d’une protection effective des journalistes dans l’exercice de leur mission figurent parmi les chantiers à poursuivre.
Les pouvoirs publics sont appelés à maintenir et intensifier les actions engagées pour renforcer durablement la liberté de la presse. Les professionnels des médias doivent quant à eux jouer pleinement leur rôle dans le respect des textes et des lois qui encadrent le secteur pour crédibiliser davantage la profession.
