Le processus d’élaboration de la feuille de route gouvernementale 2026-2031 a été officiellement enclenché le lundi 11 mai 2026 avec l’ouverture des consultations nationales. L’exercice vise à recueillir les contributions des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs économiques et sociaux afin d’orienter les choix stratégiques des prochaines années.
La cérémonie de lancement a réuni plusieurs catégories d’acteurs impliqués dans le développement national. Les discussions ont marqué le début d’un cycle de concertations qui se poursuivra sur l’ensemble du territoire avec la participation des collectivités, du secteur privé, de la société civile et des organisations communautaires.
Dr Ablamba Ahoéfavi Johnson, ministre et secrétaire générale de la Présidence du Conseil, a conduit les travaux au nom du Président du Conseil. Elle a rappelé que cette démarche fait suite à l’appel lancé lors du message à la Nation du 27 avril, invitant à une démarche collective pour la définition des priorités nationales.
Les échanges ont d’abord porté sur le bilan de la feuille de route précédente. Les données présentées indiquent une progression moyenne de l’activité économique estimée à environ 6 %. Le produit intérieur brut a atteint 6 919,1 milliards de FCFA, contre 6 453,6 milliards précédemment. Le revenu par habitant dépasse désormais 1 350 dollars. Dans le même temps, le niveau d’inflation a été contenu à 0,4 %, en dessous des seuils régionaux de référence.
Sur le plan institutionnel et économique, les autorités ont relevé une amélioration progressive de l’environnement des affaires. Plusieurs classements internationaux situent le pays dans des positions favorables en matière de réformes économiques et de promotion de l’entrepreneuriat. Ces résultats sont présentés comme le fruit d’ajustements successifs des politiques publiques et d’une meilleure structuration des cadres réglementaires.
Les indicateurs sociaux font également état d’évolutions dans plusieurs domaines. Le dispositif d’assurance maladie universelle couvre aujourd’hui plus de 4,4 millions de personnes. Le programme WEZOU a permis la prise en charge de plusieurs centaines de milliers de femmes enceintes à travers des millions de prestations de santé. L’accès à l’électricité touche désormais plus de 75 % de la population. Par ailleurs, les mécanismes de finance inclusive ont permis de mobiliser plus de 118 milliards de FCFA au profit d’environ 1,9 million de bénéficiaires.
Face à ces résultats, les autorités ont souligné la nécessité d’adapter les politiques publiques à un environnement international marqué par des incertitudes économiques, des tensions sécuritaires et des évolutions technologiques rapides. L’accent est mis sur la capacité à renforcer la résilience des dispositifs existants et à améliorer l’efficacité des interventions publiques.
La future feuille de route 2026-2031 repose sur trois orientations principales définies au niveau national. Il s’agit de renforcer les mécanismes de protection des populations et de la stabilité, de consolider la cohésion entre les différentes composantes sociales et institutionnelles, et de soutenir la transformation économique afin d’accroître la compétitivité et l’inclusion.
Sandra Ablamba Johnson a insisté sur l’importance d’une planification structurée, fondée sur des objectifs précis et des indicateurs de suivi. Elle a également relevé la nécessité d’une meilleure coordination entre les acteurs publics afin de garantir une utilisation plus efficace des ressources.
Les consultations en cours doivent permettre de collecter les contributions des différentes parties prenantes. Ces apports seront intégrés dans le document final qui servira de cadre d’orientation pour l’action gouvernementale au cours de la période concernée.
