Le projet Bonne Gouvernance Financière (GFG) est arrivé à son terme après quatre années d’exécution. Une rencontre tenue le mardi 19 mai 2026 a permis de présenter les résultats enregistrés au cours de cette période.
Le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) a financé le programme à hauteur de 9,5 millions d’euros, soit plus de 6,23 milliards FCFA. La Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) a assuré l’exécution du projet.
Les actions menées ont contribué au renforcement du pilotage des réformes. Elles ont permis une meilleure cohérence entre planification, budgétisation, exécution et suivi-évaluation. Des progrès ont été enregistrés dans la mobilisation des recettes domestiques.
Le programme a également soutenu la modernisation des mécanismes de contrôle des finances publiques. Il a consolidé la soutenabilité budgétaire et renforcé l’autonomie financière de l’État. Les organes de contrôle internes et externes ont été mieux outillés, ce qui a amélioré leur efficacité.
« Le projet GFG a permis de doter le Togo d’un système de suivi des réformes plus performant, transparent et participatif, tout en renforçant la mobilisation des recettes et l’équité fiscale », a indiqué Bawenao Adjoke, chef de projet.
Le Secrétaire général du ministère des Finances et du Budget, Stéphane Akaya, a souligné la portée structurelle des réformes engagées. « Les résultats obtenus démontrent que les réformes des finances publiques constituent un levier stratégique de transformation de l’État, au-delà de simples ajustements techniques », a-t-il déclaré.
Ces résultats s’inscrivent dans le cadre du partenariat germano-togolais pour les réformes conclu en juillet 2021. Ils contribuent à l’atteinte de l’Objectif de développement durable 16 relatif à la promotion d’institutions efficaces, responsables et transparentes. L’initiative est alignée sur l’axe 3 de la feuille de route gouvernementale dédié à la modernisation du pays et au renforcement des structures étatiques.
Une nouvelle phase est envisagée. Elle sera axée sur le développement territorial intégré. Cette phase devrait porter sur l’appui au développement local durable et inclusif dans les régions des Savanes et de la Kara. L’objectif vise à renforcer l’attractivité des territoires et la gouvernance financière des collectivités.
