Les maires des communes du Grand Lomé se sont réunis mardi 26 mai 2026 pour partager leurs diagnostics avec la cellule de pilotage gouvernementale. Cette consultation transforme les autorités communales en co-constructeurs de la feuille de route nationale 2026-2031. Leurs propositions alimenteront les trois axes stratégiques que sont Protéger, Rassembler et Transformer.
La démarche consultative élargie reconnaît que la planification nationale doit s’enraciner dans les réalités territoriales. Les maires connaissent mieux que quiconque les besoins réels de leurs populations. Ils identifient les infrastructures manquantes. Ils mesurent quotidiennement l’impact des politiques publiques. Leur expertise de terrain enrichit les stratégies élaborées au sommet.

Etsri Homevor, conseiller du Président du Conseil, a explicité l’importance de cette inclusion. « Cet exercice de consultation est capital, car il permet de garantir l’inclusion et l’efficacité des politiques publiques. Il permet de recueillir les besoins des populations, d’adapter les stratégies aux réalités du terrain, de mobiliser les acteurs locaux et de renforcer la cohésion nationale autour d’une vision commune », a-t-il déclaré.
Le bilan de la feuille de route précédente couvre cinq années complètes de mise en œuvre. Entre deux mille vingt et deux mille vingt-cinq, des avancées notables ont transformé le paysage national. Ces résultats constituent un socle solide pour construire la période suivante. Les défis rencontrés ont produit des apprentissages qui guident les ajustements à venir.
Les treize communes du Grand Lomé représentent une diversité d’enjeux urbains et périurbains. Certaines gèrent des quartiers densément peuplés avec des infrastructures saturées. D’autres supervisent des zones en expansion rapide nécessitant des investissements anticipés. Les maires apportent cette perspective nuancée aux consultations nationales.
Le District Autonome du Grand Lomé (DAGL) joue un rôle de coordination entre les communes et les services centraux. Les responsables du DAGL participent activement aux consultations pour garantir la cohérence des propositions. Leur présence assure que les questions métropolitaines sont traitées de manière holistique plutôt que fragmentée.
Cette série de consultations régionales a progressé en parallèle avec celle du Grand Lomé. Les décideurs locaux dans chaque région apportent leurs contributions. Les opérateurs économiques partagent leurs perspectives sectorielles. Les chefs traditionnels rappellent les dimensions socioculturelles à considérer. Les partenaires techniques et financiers internationalux exposent les contraintes et opportunités du financement.
Homevor a noté que « des ajustements méthodologiques sont nécessaires face à l’évolution d’un contexte international et régional incertain ». Cette reconnaissance des changements externes valide une approche flexible de la planification. Plutôt que des plans rigides imposés du centre, la feuille de route devient un instrument adaptatif.
L’ambition formulée pour cette nouvelle période reste claire. Améliorer durablement les conditions de vie des populations togolaises guide toutes les propositions en débat. Les trois axes structurants permettront une cohérence d’ensemble tout en conservant la flexibilité nécessaire.
Les communes trouvent dans ce processus une opportunité pour affirmer leurs priorités. Un maire peut plaider pour des investissements dans l’assainissement. Un autre peut demander des projets d’électrification de son quartier. Un troisième peut proposer des initiatives de formation professionnelle. Cette pluralité de voix crée un portrait riche des besoins locaux.
La mobilisation des acteurs locaux dans la planification renforce leur engagement envers les objectifs nationaux. Les maires qui ont participé aux consultations deviennent des relais pour communiquer la vision aux populations. Ils expliquent comment les priorités locales s’articulent avec les orientations nationales. Cette appropriation locale facilite la mise en œuvre future.
