L’accès à l’eau potable gagne du terrain dans les localités cotonnières de la région de la Kara. La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) et le Conseil régional de la Kara ont conclu un accord portant sur la réalisation de dix forages destinés aux communautés rurales. Réparti sur trois ans, le programme vise à rapprocher l’eau des populations et à soutenir les activités agricoles dans plusieurs zones de production.

La convention a été signée le 9 juin en présence de plusieurs autorités administratives, locales et coutumières, ainsi que de représentants du monde agricole. Les ouvrages seront réalisés progressivement, avec trois forages prévus en 2026, trois autres en 2027 et quatre en 2028.
Le choix des localités bénéficiaires repose sur un critère précis. Les interventions cibleront les zones où les besoins sont les plus pressants afin d’améliorer les conditions de vie des habitants. Le Conseil régional de la Kara assurera la coordination du projet auprès des communautés concernées, tandis qu’un comité réunissant notamment les services régionaux de l’Hydraulique et de l’Agriculture veillera au suivi des travaux.
Cette initiative intervient alors que plusieurs régions d’Afrique de l’Ouest font face à une pression accrue sur les ressources en eau sous l’effet des variations climatiques. Dans les campagnes, l’accès à une source d’eau de qualité demeure un enjeu quotidien pour de nombreuses familles. Les infrastructures hydrauliques contribuent ainsi à réduire les distances parcourues pour s’approvisionner et à améliorer les conditions sanitaires.
Pour le directeur général de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), Martin Drevon, la portée du projet dépasse la seule construction d’ouvrages. « Investir dans l’eau, c’est investir dans la santé, dans la dignité, dans la productivité agricole. C’est poser les fondations du développement », a-t-il déclaré lors de la cérémonie de signature.
Au-delà de l’approvisionnement en eau, les effets attendus concernent aussi l’activité économique locale. Une meilleure disponibilité de la ressource favorise les activités agricoles, réduit certaines contraintes quotidiennes et participe à l’amélioration du cadre de vie des ménages. Les femmes et les jeunes filles, souvent mobilisées pour la collecte de l’eau, pourraient également consacrer davantage de temps à d’autres activités sociales, éducatives ou génératrices de revenus.
Ce programme prolonge les actions déjà menées par la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) auprès des producteurs. La société déploie régulièrement la Caravane de la Santé, qui propose des consultations médicales dans les zones de production. Elle soutient également des programmes d’alphabétisation destinés aux producteurs et productrices, ainsi que des initiatives liées à la nutrition et à la sécurité alimentaire.
Par ailleurs, la promotion de pratiques agricoles durables figure parmi les priorités de la société. L’utilisation du bokashi, du biochar et d’autres techniques de régénération des sols vise à améliorer les rendements tout en préservant les ressources naturelles. Ces approches contribuent à renforcer la capacité d’adaptation des exploitations face aux aléas climatiques.
Lors de la cérémonie, Martin Drevon a rappelé la place occupée par les producteurs au sein de la filière. « Le producteur de coton n’est pas seulement un partenaire économique, il est au cœur de nos préoccupations, au premier plan de toutes nos décisions », a-t-il affirmé.
Acteur central de la filière cotonnière nationale, la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) poursuit ainsi ses actions auprès des territoires de production. Avec ces dix forages programmés dans la région de la Kara, les communautés concernées disposeront progressivement de nouvelles infrastructures destinées à répondre à un besoin essentiel du quotidien.
