La consolidation de la bonne gouvernance financière passe aussi par une meilleure compréhension des mécanismes de contrôle. C’est dans cette optique que la Cour des comptes (CdC) a réuni plusieurs acteurs de la gestion publique lors d’un atelier consacré aux missions, aux méthodes de travail des institutions de contrôle ainsi qu’à sa stratégie genre pour la période 2026-2028.
Cette rencontre de trois jours rassemble un large éventail de participants issus des administrations publiques, des collectivités territoriales, des organes de contrôle et de la société civile. Ordonnateurs, responsables de programmes, maires, secrétaires généraux de mairie, représentants des préfectures ainsi que points focaux genre prennent part aux échanges.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026 du cadre de concertation des organes de contrôle des finances publiques. Elle vise à renforcer les connaissances des différents intervenants sur les règles qui encadrent la gestion des ressources publiques tout en favorisant un dialogue plus régulier entre les institutions concernées.
Par ailleurs, cette activité intervient quelques mois après la nomination de nouveaux dirigeants au sein de plusieurs institutions publiques engagées dans les réformes de gouvernance. Au niveau de la Cour des comptes (CdC), les orientations actuelles accordent une attention particulière au renforcement des capacités des acteurs ainsi qu’à la diffusion des bonnes pratiques en matière de contrôle et de reddition des comptes.
Lors de la première journée, les participants ont suivi des communications relatives aux attributions de la Cour des comptes (CdC), de l’Inspection générale d’État (IGE), de l’Inspection générale des finances (IGF) et de la Direction nationale du contrôle financier (DNCF). Les échanges ont permis de mieux comprendre les complémentarités entre ces structures chargées de veiller à la régularité et à l’efficacité de l’utilisation des fonds publics.
Un accent particulier a également été mis sur la stratégie genre 2026-2028 de la Cour des comptes (CdC). Ce document prévoit plusieurs orientations, notamment le renforcement des compétences internes, une meilleure prise en compte du genre dans les audits et les budgets publics, ainsi que le développement de partenariats dédiés à l’égalité entre les femmes et les hommes.
En outre, les participants ont plaidé pour une diffusion plus large des textes qui régissent les organes de contrôle. Ils ont aussi souhaité la mise en place de mécanismes internes de vérification au sein des administrations et structures publiques afin de consolider la culture de responsabilité.
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le secrétaire général de la Cour des comptes (CdC), Hétsu Fiaty, a rappelé le rôle central de la rigueur budgétaire dans le développement du pays.
« La responsabilité collective ; la transparence et l’intégrité ; l’innovation et l’adaptation dans un monde en constante évolution », a-t-il indiqué en évoquant les trois leviers qu’il juge essentiels pour soutenir un développement durable.
Poursuivant son intervention, il a invité l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion des finances publiques à renforcer leur appropriation des normes et procédures en vigueur. Une démarche qui vise à consolider la transparence, à améliorer la performance de l’action publique et à renforcer la confiance dans les mécanismes de contrôle budgétaire.
