Les pays de l’Afrique de l’Ouest poursuivent leurs efforts pour mieux coordonner la protection de leurs ressources forestières. Réunis à Conakry du 8 au 10 juin 2026, des experts forestiers, spécialistes de la faune sauvage, partenaires techniques et représentants de la société civile ont procédé à la validation technique du Plan de convergence forestier (PCF) révisé de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Cette rencontre régionale, organisée par la Direction de l’environnement et des ressources naturelles de la CEDEAO en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avait pour objectif d’examiner la version actualisée du document qui orientera les actions communes des États membres pour la période 2026-2035.

Face aux pressions exercées sur les écosystèmes forestiers, les pays de la sous-région misent sur une approche concertée. Les forêts ouest-africaines jouent en effet un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité, la régulation du climat, la protection des sols ainsi que les moyens de subsistance de millions de personnes.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le commissaire de la CEDEAO aux Affaires économiques et à l’Agriculture, Kalilou Sylla, a rappelé les défis auxquels la région est confrontée. « Il est urgent de lutter contre la déforestation, les changements climatiques et l’érosion de la biodiversité en Afrique de l’Ouest », a-t-il déclaré.
Le document révisé prend en compte plusieurs priorités apparues ces dernières années. Il accorde notamment une place plus importante à la résilience climatique, à l’égalité des sexes, à la gestion durable des ressources naturelles ainsi qu’au soutien des communautés locales qui vivent au contact direct des espaces forestiers.
Par ailleurs, le Plan de convergence forestier (PCF) s’aligne sur la Vision 2050 de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui vise une croissance durable fondée sur une meilleure valorisation des ressources naturelles et une coopération accrue entre les pays de la région.

Les échanges de Conakry ont également permis aux délégations nationales de partager leurs expériences en matière de restauration des paysages forestiers, de conservation de la faune et de lutte contre la dégradation des terres. Une démarche qui favorise la diffusion des bonnes pratiques et le renforcement des capacités techniques au sein de l’espace communautaire.
À travers cette validation technique, la CEDEAO et ses partenaires disposent désormais d’une base actualisée pour orienter les politiques forestières régionales au cours des dix prochaines années, avec l’ambition de concilier préservation des écosystèmes, développement économique et bien-être des populations.
