Une intervention de la gendarmerie nationale a conduit à l’interpellation de trois individus soupçonnés d’activités de cyberescroquerie. L’opération, déclenchée à la suite d’un conflit autour d’un partage d’argent, a permis de mettre au jour un réseau qui utilisait plusieurs procédés pour soutirer des fonds à ses victimes.
Les faits remontent à la nuit du 8 juin 2026 à Attigancopé, localité du canton de Sanguéra dans la préfecture d’Agoè-Nyivé. Selon les informations recueillies, une vive altercation a éclaté entre plusieurs personnes à propos d’une somme d’argent dont l’origine aurait été liée à des pratiques frauduleuses. Alertés par les habitants du quartier, les gendarmes se sont rendus sur place et ont procédé à l’interpellation de deux suspects. Les investigations engagées dans la foulée ont conduit à l’arrestation d’un troisième individu le 10 juin.
Au fil des enquêtes, les services de sécurité ont établi des liens entre les mis en cause et une organisation spécialisée dans les escroqueries en ligne. Les trois hommes étaient déjà connus pour des faits similaires. Ils exerçaient leurs activités depuis des logements loués à cet effet et utilisaient divers outils numériques pour entrer en contact avec leurs cibles.
Les premiers éléments du dossier révèlent deux modes opératoires récurrents. D’une part, les suspects se faisaient passer pour des agents de sociétés de téléphonie mobile afin d’obtenir les codes confidentiels permettant d’accéder aux comptes de monnaie électronique. D’autre part, ils créaient de faux profils sur les réseaux sociaux, souvent sous de fausses identités étrangères, pour promettre à leurs victimes des démarches d’installation en Europe. Ces dernières étaient ensuite invitées à verser de l’argent sous prétexte de frais administratifs ou de voyage.
L’affaire a également mis en lumière des profils aux activités professionnelles ordinaires. Les personnes interpellées sont identifiées sous les noms de O. Bastou, revendeur de 24 ans, A. Yao Mawuli, staffeur de 24 ans, et L. Essoklina, cuisinier de 36 ans.
Par ailleurs, les perquisitions effectuées à leurs domiciles ont permis la saisie de plusieurs téléphones portables, d’un ordinateur portable utilisé dans le cadre des opérations frauduleuses, ainsi que d’un important lot de cartes SIM appartenant à des opérateurs nationaux et étrangers. Une quantité de cannabis a également été découverte.
Cette opération illustre la vigilance des forces de sécurité face aux nouvelles formes de délinquance numérique. Elle rappelle aussi l’importance pour les usagers des services financiers mobiles de préserver la confidentialité de leurs codes personnels et de faire preuve de prudence face aux sollicitations reçues par téléphone ou sur les plateformes numériques.
