Le Palais de Lomé accueille depuis le 11 juin la toute première exposition du Toyota Tsusho CFAO African Art Award, une distinction panafricaine créée pour mettre en lumière les talents de l’art contemporain africain et favoriser leur rayonnement à l’échelle mondiale. Ce rendez-vous réunit cinq artistes issus de différentes régions du continent, dont les œuvres explorent les réalités, les héritages et les évolutions des sociétés africaines.
Pendant plusieurs semaines, le public pourra découvrir les créations de Moffat Takadiwa du Zimbabwe, Gosette Lubondo de la République démocratique du Congo, Unathi Mkonto d’Afrique du Sud, Katlego C. L. Twala du Botswana et Tizta Berhanu d’Éthiopie. Chacun développe un univers singulier nourri par des réflexions sur l’identité, la mémoire collective, les mutations urbaines ou encore les dynamiques culturelles qui façonnent l’Afrique contemporaine.
Cette exposition marque également le lancement concret d’un prix porté par Toyota Tsusho Corporation et le groupe CFAO. L’ambition est de valoriser les artistes africains émergents ou confirmés, tout en créant des passerelles entre les scènes culturelles du continent et les grands espaces d’exposition internationaux.
À cette occasion, la directrice du Palais de Lomé, Sonia Lawson, a souligné la portée de l’événement. « Le Toyota Tsusho CFAO African Art Award témoigne de la vitalité de la création contemporaine africaine. Accueillir cette première exposition à Lomé, c’est affirmer le rôle des institutions culturelles africaines dans les grands dialogues artistiques internationaux », a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, le jury a décerné le Grand Prix à l’artiste zimbabwéen Moffat Takadiwa. Reconnu sur plusieurs scènes artistiques internationales, celui-ci se distingue par un travail fondé sur la réutilisation de matériaux du quotidien, transformés en œuvres qui interrogent les questions de consommation, d’environnement et de société. Son approche associe également création artistique et implication communautaire.
De son côté, le président-directeur général du groupe CFAO, Richard Bielle, a mis en avant la dimension culturelle du développement africain. « Les transformations de l’Afrique ne sont pas uniquement économiques. Elles sont aussi culturelles, intellectuelles et créatives », a-t-il indiqué.
Le choix du Palais de Lomé pour accueillir cette première exposition traduit l’intérêt croissant porté à la capitale togolaise dans les circuits culturels africains. Depuis plusieurs années, le site multiplie les expositions, les résidences d’artistes et les rencontres culturelles, contribuant à renforcer les échanges entre créateurs, institutions et publics venus de divers horizons.
Ouverte jusqu’au 31 août 2026, l’exposition poursuivra ensuite son itinéraire à Tokyo au Japon puis à Paris en France. Ce parcours international permettra aux œuvres distinguées lors de cette première édition de toucher de nouveaux publics et de poursuivre le dialogue artistique engagé depuis Lomé.
