Le coup d’envoi du Baccalauréat deuxième partie (BAC II) a été donné ce 16 juin pour des dizaines de milliers de candidats répartis dans les centres d’examen du pays. Cette session 2026 réunit précisément 76 093 postulants, un chiffre qui confirme l’importance de ce diplôme dans le parcours académique et professionnel de la jeunesse togolaise.
Parmi les inscrits, un nom retient particulièrement l’attention. Celui de Sokemawu D’Almeida Pascal. Né le 17 mai 2012, le candidat de la série D se présente à l’examen à seulement 14 ans. Il compose au centre Madre Agata après un cursus scolaire mené à un rythme peu commun.
Son cas illustre la présence, au sein du système éducatif togolais, de profils capables de progresser rapidement grâce à leurs résultats académiques. Chaque année, quelques élèves se distinguent par leur précocité. Toutefois, atteindre le BAC II à cet âge demeure peu fréquent.
À l’autre extrémité du tableau figure Houmavo Komivi. Né en 1969, ce candidat de la série A4, inscrit au centre de Badou, participe à l’examen à 57 ans. Son parcours rappelle que l’accès au savoir reste ouvert à tous les âges et que la recherche d’un diplôme peut répondre à des projets personnels ou professionnels très variés.
Entre ces deux profils se dessine l’image d’un examen qui rassemble plusieurs générations autour d’un même objectif. Cette année, les garçons représentent 50,32 % des effectifs avec 38 294 candidats, contre 37 799 filles, soit 49,67 % des inscrits.
Le baccalauréat général demeure largement dominant avec 64 398 candidats, ce qui représente plus de huit postulants sur dix. De son côté, le baccalauréat technique compte 11 434 candidats. Quant au baccalauréat professionnel, il réunit 266 élèves dans des filières liées notamment à l’agro-pastoral, à l’aquaculture, à l’élevage et aux métiers du bâtiment.
Le déroulement des épreuves s’étend jusqu’au 20 juin. La première journée est consacrée au français puis à l’histoire-géographie pour plusieurs séries. Les mathématiques, les sciences physiques, les langues vivantes et l’anglais figurent également au programme des jours suivants.
La philosophie, discipline souvent considérée comme l’un des temps forts de l’examen, est prévue le 18 juin. Les candidats poursuivront ensuite avec les matières scientifiques, linguistiques et artistiques avant la clôture de la session.
Par ailleurs, une session de remplacement est programmée du 3 au 7 août 2026 pour les candidats qui n’auront pas pu prendre part aux épreuves principales pour des motifs jugés recevables.
Au-delà des statistiques, cette édition 2026 met en lumière la diversité des trajectoires qui se croisent dans les salles d’examen. Entre le plus jeune candidat âgé de 14 ans et le doyen de 57 ans, le BAC II demeure un rendez-vous où se rencontrent ambition, persévérance et espoir d’accéder aux études supérieures.
