Le Togo poursuit ses investissements dans le secteur aérien avec deux accords conclus en marge de la Convention et Exposition africaines du transport aérien (AATCE). Signées entre la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) et T-OIL, ces conventions portent sur le déploiement progressif du Carburant d’Aviation Durable (SAF) ainsi que sur la réalisation d’une nouvelle infrastructure de stockage de carburant Jet A1 au sein de la plateforme aéroportuaire de Lomé.

Cette annonce intervient alors que la capitale togolaise accueille les principaux acteurs du transport aérien africain réunis autour du thème de la connectivité et du développement durable. Les échanges de l’AATCE accordent une place importante aux enjeux environnementaux, à la réduction des émissions de carbone et à l’introduction de carburants alternatifs dans l’aviation africaine.
Le premier accord ouvre la voie à l’intégration graduelle du SAF dans l’écosystème aérien togolais. Considéré par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) comme l’un des leviers les plus prometteurs pour réduire l’empreinte carbone du transport aérien, ce carburant de nouvelle génération suscite un intérêt croissant à travers le monde. Le Togo avait déjà amorcé des réflexions sur le sujet avec l’élaboration d’une feuille de route nationale dédiée aux carburants d’aviation durables.
Parallèlement, la construction d’un bac de stockage de Jet A1 d’une capacité de 1 500 m³ doit contribuer à renforcer l’approvisionnement de l’aéroport international de Lomé. Cette infrastructure vise à améliorer la disponibilité du carburant destiné aux compagnies aériennes et à accompagner la progression du trafic sur une plateforme qui joue un rôle de connexion entre plusieurs régions du continent.
Ces engagements rejoignent la dynamique portée par le Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), qui encourage une meilleure connectivité entre les pays africains tout en intégrant les exigences liées à la transition énergétique. Les travaux de l’AATCE mettent d’ailleurs l’accent sur la modernisation des infrastructures, le développement de nouveaux corridors aériens et l’adoption de solutions plus respectueuses de l’environnement.

À travers ces conventions, les partenaires affichent leur volonté d’associer développement des infrastructures et adaptation aux nouveaux standards du secteur. Le projet de stockage vient soutenir les besoins opérationnels immédiats, tandis que l’introduction progressive du SAF prépare l’avenir d’un transport aérien davantage tourné vers la réduction des émissions.
La signature des accords s’est déroulée en présence des ministres chargés des Transports et de l’Énergie. Leur participation traduit l’intérêt accordé à ces projets qui touchent à la fois aux questions de mobilité, d’approvisionnement énergétique et de compétitivité des infrastructures aéroportuaires.
Alors que les débats continentaux se poursuivent à Lomé, le Togo met ainsi en avant des projets concrets liés aux priorités actuellement discutées dans l’aviation africaine, notamment la connectivité, la sécurité énergétique et la transition vers des solutions plus sobres en carbone.
