Les travaux de la conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance Politique Africaine (APA) ont réuni, vendredi 3 juillet, les ministres des Affaires étrangères des dix États membres, des représentants de pays du Golfe ainsi que plusieurs partenaires internationaux. Au centre des échanges figurait l’impact de la crise au Moyen-Orient sur les économies africaines, la sécurité du continent et les chaînes d’approvisionnement.

Lancée à l’initiative du Togo en mai 2023, l’Alliance Politique Africaine (APA) constitue un cadre de concertation entre plusieurs États africains autour des questions de paix, de sécurité, de coopération et de gouvernance. Cette session extraordinaire est consacrée au thème « L’Afrique face à la crise au Moyen-Orient : impacts, défis et réponses stratégiques ».
Parmi les personnalités présentes figurait Julius Maada Bio, Président de la Sierra Leone et président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Sa venue n’est pas passée inaperçue, le Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, lui a adressé des remerciements appuyés. Il lui a adressé ses remerciements au président de la Sierra Leone et président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Julius Maada Bio, pour sa participation à cette conférence.
« Je remercie chaleureusement S.E.M. Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone et Président en exercice de la CEDEAO, d’avoir honoré de sa présence la Conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance Politique Africaine (APA) qui se tient ce jour à Lomé », a-t-il écrit.
Le président du Conseil a également souhaité la bienvenue à l’ensemble des délégations. « À l’ensemble des délégations, je souhaite la cordiale bienvenue en terre togolaise et salue leur engagement constant en faveur du dialogue, de la paix, de la stabilité et des intérêts supérieurs de notre continent », a-t-il déclaré.
Revenant sur les défis auxquels l’Afrique est confrontée, Faure Gnassingbé a estimé qu’une réponse commune était nécessaire. « Dans un contexte international en profonde mutation, l’Afrique doit faire entendre sa voix, renforcer sa résilience et promouvoir des réponses concertées face aux défis communs », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « Je forme le vœu que nos échanges contribuent à faire émerger des réponses africaines concertées face aux défis de notre temps. »

Dans son allocution d’ouverture, le président du Conseil a souligné que cette rencontre vise à aller au-delà du constat. « En accueillant cette conférence à Lomé, notre objectif n’est pas seulement de commenter la crise, il est de contribuer à une réponse africaine plus structurée », a-t-il déclaré. Il a ensuite appelé à accélérer les actions destinées à renforcer les capacités du continent. « Cette crise ne doit pas être traitée comme un épisode transitoire. Elle doit nous conduire à accélérer la construction de notre résilience, sécuriser nos corridors et moderniser nos ports », a-t-il indiqué.
Les discussions portent notamment sur les conséquences de la hausse des prix de l’énergie, l’évolution des coûts du transport maritime, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement ainsi que leurs effets sur les économies africaines. Les participants examinent également les réponses susceptibles de renforcer la coopération entre les États face à ces défis.
Président en exercice de la CEDEAO, Julius Maada Bio a invité les pays africains à transformer cette période de tensions en opportunité de coopération. « La question pour nous n’est pas seulement comment l’Afrique réagit à cette crise, mais comment nous profitons de ce moment pour construire un avenir autonome plus résilient et stratégique », a-t-il déclaré.
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey, a salué l’engagement des délégations réunies autour de cette initiative. « Vous incarnez la nouvelle Afrique qui ne subit plus sans réagir, qui n’attend plus ni ne se met plus en marge du monde mais qui agit », a-t-il affirmé.
La commissaire de l’Union africaine (UA) chargée du développement économique, du commerce, du tourisme, de l’industrie et des minerais, Francisca T. Belobe, a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’une lecture commune des effets de cette crise. « Il est impératif de bâtir une compréhension partagée des conséquences de la crise au Moyen-Orient afin de définir les voies stratégiques indispensables », a-t-elle déclaré.
Cette conférence ministérielle intervient un an après la réunion ordinaire de l’Alliance Politique Africaine (APA) tenue en juin 2025. Les conclusions des travaux devraient contribuer à nourrir la réflexion des États membres sur les réponses diplomatiques, économiques et sécuritaires à privilégier face aux évolutions de l’environnement international.
