La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) a lancé, le 2 juillet 2026, un programme consacré à l’agriculture régénératrice afin de renforcer la résilience de la filière coton face aux effets du changement climatique. Prévu sur trois ans, ce projet associe pratiques agricoles durables, préservation des ressources naturelles et amélioration des revenus des producteurs.
Porté par la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), en partenariat avec Olam Global CRS et avec l’appui financier de l’African Cotton Foundation, le programme cible 23 850 producteurs répartis dans les principales zones cotonnières. Il prévoit la diffusion de techniques adaptées aux défis climatiques, avec l’objectif de consolider la productivité des exploitations tout en protégeant les sols.
L’agriculture régénératrice repose sur des méthodes qui favorisent la restauration de la fertilité des terres, limitent l’érosion et améliorent la capacité des sols à retenir l’eau. Parmi les pratiques retenues figurent les aérolabours, destinés à préserver l’humidité, ainsi que les cultures en courbes de niveau, reconnues pour leur efficacité dans la lutte contre le ruissellement et la dégradation des terres. Le projet prévoit également des actions en faveur de la biodiversité, de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’une gestion plus rationnelle des ressources en eau.
Au-delà du volet agricole, le programme comporte des mesures destinées aux communautés rurales. Des interventions sont prévues dans les domaines de l’accès à l’eau potable, de la santé et de l’alphabétisation, afin d’accompagner le développement des localités où la culture du coton constitue une activité économique importante.
Lors de la cérémonie de lancement, le directeur général de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), Martin Drevon, a rappelé le travail déjà accompli auprès des producteurs. Près de 37 000 d’entre eux ont bénéficié de séances de sensibilisation et de formation sur les pratiques de l’agriculture régénératrice. « L’agriculture régénérative n’est pas une mode, c’est une nécessité. C’est la réponse la plus durable aux défis que le changement climatique impose à nos producteurs », a-t-il déclaré.
Le directeur régional de l’Agriculture des Plateaux Est, Kounoutchi Kokouvi, a, pour sa part, estimé que l’adoption de ces techniques contribuera à améliorer la durabilité des exploitations agricoles tout en préservant les ressources naturelles.
Pilier des cultures de rente du pays, la filière cotonnière fait face depuis plusieurs campagnes à des défis liés aux aléas climatiques et à la dégradation progressive des terres. En misant sur des pratiques agricoles mieux adaptées, la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) entend accompagner les producteurs vers des systèmes de production plus durables, capables de soutenir les rendements tout en préservant le potentiel des terres agricoles pour les années à venir.
