Une femme a été interpellée à Kara après avoir été accusée par deux jeunes hommes d’avoir fait disparaître leurs organes génitaux à la suite d’un simple contact. Alertées par la tension née autour de cette affaire, les forces de sécurité sont intervenues afin d’éviter tout débordement et de permettre l’ouverture d’une enquête. À ce stade, aucune autorité n’a confirmé les faits rapportés.
Les événements se sont produits dans le quartier Kara Sud. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, deux jeunes hommes ont affirmé avoir constaté la disparition de leurs organes génitaux après avoir salué une femme. Informés de la situation, des habitants l’ont conduite au domicile du chef de quartier.
Très tôt le lendemain matin, un groupe de riverains s’est rassemblé devant la résidence du chef de quartier. Plusieurs personnes réclamaient que la femme « restitue » ce qu’elle était accusée d’avoir pris, en scandant en langue tem « Tchélé Fundè », une expression qui signifie « rends les sexes ».
Face au risque de débordements, le chef de quartier a sollicité l’intervention de la police. Les agents ont conduit la femme ainsi que les deux plaignants au commissariat afin de recueillir les premiers éléments et de poursuivre les vérifications.
Un témoin présent sur les lieux a déclaré : « Elle a fait disparaître deux kiki. On l’a arrêtée et conduite chez le chef, puis la police a été appelée. »
À ce stade de la procédure, aucune autorité administrative, policière ou sanitaire n’a confirmé la réalité des faits allégués. Les circonstances de cette affaire restent donc à établir. Les investigations engagées devront permettre de déterminer les faits avec précision.
Des accusations de cette nature ont déjà été signalées dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Elles donnent souvent lieu à une forte émotion au sein des populations, sans que les enquêtes ne permettent systématiquement de confirmer les allégations. Au Togo, un épisode comparable avait récemment été rapporté à Sokodé. Après les vérifications effectuées, les autorités avaient indiqué que les accusations étaient infondées. Elles avaient alors invité les populations au calme et rappelé les risques liés aux actes de justice populaire.
En attendant les conclusions de l’enquête ouverte à Kara, les autorités poursuivent les vérifications. À ce jour, les accusations portées contre la femme interpellée ne sont étayées par aucune confirmation officielle. L’enquête devra établir les circonstances exactes de cette affaire.
