Les inondations provoquées par les fortes pluies des 29 et 30 juin 2026 ont touché plusieurs communes du District autonome du Grand Lomé (DAGL) ainsi que des localités des régions Maritime et des Plateaux. Après la phase d’urgence, les autorités ont présenté les résultats d’une évaluation rapide des pertes et des dégâts aux partenaires techniques et financiers afin de coordonner l’assistance aux populations sinistrées. Les données mettent en évidence l’ampleur des besoins tout en soulignant la mobilisation des services de l’État dès les premières heures de la crise.
Les fortes précipitations enregistrées à la fin du mois de juin ont entraîné des inondations localisées, des perturbations sur plusieurs axes routiers, des chutes d’arbres, des dégâts matériels ainsi que des pertes en vies humaines. Face à cette situation, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a déclenché le Plan d’organisation des secours (ORSEC), suivi de l’activation du Centre national des opérations d’urgence (CNOU) et des différents clusters chargés de la coordination des interventions.

Afin de disposer d’un état des lieux précis, une évaluation rapide multisectorielle a été réalisée du 1er au 3 juillet dans les treize communes du District autonome du Grand Lomé (DAGL). Les conclusions de cette mission ont été présentées le 7 juillet aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux acteurs sectoriels, lors d’une rencontre organisée au siège de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC).
Selon les données communiquées, les inondations ont touché 6 429 ménages, soit 23 745 personnes, dont 11 503 hommes et 12 242 femmes. Le bilan fait également état de 37 blessés et de trois décès.
L’évaluation recense 683 pièces totalement écroulées, 390 pièces décoiffées et 1 180 pièces fissurées. Deux établissements scolaires et deux églises ont aussi subi des dommages. Les fortes pluies ont atteint des niveaux particulièrement élevés dans certaines stations météorologiques, avec plus de 200 millimètres enregistrés à Bè-Apédomé. Plusieurs bassins de rétention ont débordé et des dépressions naturelles ont été submergées.

L’assistance humanitaire d’urgence destinée aux ménages touchés est estimée à près de 305 millions de francs CFA. Les kits prévus comprennent notamment du maïs, du riz, de l’huile, des sardines, de la tomate concentrée, du savon, du détergent, des couvertures, des nattes et des seaux. D’autres besoins concernent la réhabilitation des habitations endommagées ainsi que la reconstruction de la route de Vogan.
En parallèle, les équipes mobilisées ont multiplié les interventions sur le terrain. Les services de secours ont assuré le suivi permanent de la situation depuis le Centre national des opérations d’urgence (CNOU), procédé au pompage des eaux dans plusieurs zones, retiré les déchets obstruant certains ouvrages, sécurisé les secteurs à risque et organisé des déviations de circulation. Des actions de sensibilisation sur l’hygiène, de traitement de l’eau, d’investigation sanitaire, d’élagage d’arbres ainsi que des patrouilles nautiques ont également été réalisées.
Le directeur général de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), le colonel Yoma Baka, a rappelé que la priorité avait été de répondre rapidement à l’urgence avant de préparer l’accompagnement des populations touchées.

« Du 29 au 30 juin, nous avons eu des pluies pas comme les autres, mais face à la mobilisation de tout un chacun, nous avons pu contenir la situation et on peut dire, aujourd’hui, que cette situation est sous contrôle. Nous avons apporté la réponse, après nous sommes passés à l’évaluation pour voir quelle assistance on pouvait apporter aux sinistrés. C’est pour cela qu’on est là aujourd’hui pour pouvoir présenter la situation globale que nous avons vécue et la réponse que nous voulons proposer, pour que les partenaires ici présents, les autres acteurs sectoriels puissent voir qu’est-ce qu’ils peuvent faire pour accompagner le gouvernement pour rapidement répondre à cette situation. »
À l’issue de la rencontre, les partenaires techniques et financiers ont salué la coordination des opérations conduites par les autorités togolaises ainsi que la rapidité des interventions. Ils ont réaffirmé leur disponibilité à soutenir les actions prévues afin de répondre aux besoins recensés et d’accompagner les populations affectées.
