Mieux préparer les entreprises aux exigences des marchés est devenu un enjeu de premier plan avec l’essor des échanges régionaux et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). C’est dans cette dynamique que la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE), l’Institut National de la Propriété Industrielle et des Technologies (INPIT) et le Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (BRMN) ont réuni, le 9 juillet, des opérateurs économiques et plusieurs acteurs de l’écosystème entrepreneurial autour d’un atelier consacré à la culture de la qualité, à l’innovation et à la restructuration des entreprises.
Cette rencontre avait pour ambition de mieux faire connaître les dispositifs d’accompagnement proposés par ces trois institutions. Elle a également permis d’échanger sur les pratiques qui contribuent à améliorer la compétitivité des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME), désormais appelées à évoluer dans un environnement économique de plus en plus exigeant.

Au fil des échanges, les participants ont été sensibilisés à l’intérêt d’une démarche globale associant modernisation de l’organisation, respect des normes de qualité et protection de la propriété intellectuelle. Ces trois dimensions sont aujourd’hui considérées comme complémentaires pour aider les entreprises à consolider leur développement, à accéder à de nouveaux débouchés commerciaux et à mieux valoriser leurs produits.
Prenant la parole, le président de la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE), Laré Arzouma Botre, a rappelé le rôle de chaque institution dans cet accompagnement.
« La mise à niveau dote tout opérateur d’ingénierie à travers les diagnostics approfondis qui permettent d’évaluer, de manière rigoureuse, la gestion, la production, la finance et le positionnement des TPME, avec pour objectif de corriger leurs écarts technologiques et managériaux. L’Autorité pour la qualité met l’accent sur la signature de la conformité et de la durabilité. Elle protège ainsi le consommateur contre les produits non conformes, à travers la normalisation, la métrologie et la certification. Elle offre une sorte de passeport aux produits conformes pour franchir les frontières sans barrières techniques. L’Institut national, à son niveau, éveille la conscience des créateurs sur l’importance de la propriété intellectuelle. Car, protéger ses marques, ses brevets et ses innovations, c’est valoriser le génie togolais et sécuriser ses parts de marché face à la concurrence », a-t-il expliqué.
Les travaux ont également été marqués par un panel consacré au thème « Diagnostic de mise à niveau et culture de la qualité, outils de compétitivité des TPME ». Les experts ont présenté des méthodes destinées à améliorer l’organisation des entreprises, à renforcer leurs performances et à consolider leur crédibilité auprès des partenaires commerciaux. Ils ont aussi rappelé que l’application des normes de qualité facilite l’accès aux marchés régionaux et internationaux, tout en réduisant les barrières techniques aux échanges.
De son côté, le directeur de cabinet du ministère délégué chargé de la Promotion des Investissements, de l’Industrie et de la Souveraineté économique, Bedembada Bédinadé, a souligné que la modernisation du tissu industriel repose sur une mobilisation commune des pouvoirs publics, des structures d’appui et du secteur privé.
« L’association de la mise à niveau, des standards de qualité et de la propriété intellectuelle permet de construire une économie togolaise plus souveraine, plus résiliente, forte, créatrice de richesses et d’emplois durables », a-t-il déclaré.
En clôture de l’atelier, des certificats d’agrément ont été remis aux cabinets d’études partenaires du Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (BRMN). Cette distinction traduit leur engagement dans l’accompagnement des entreprises engagées dans des démarches de restructuration et d’amélioration de leurs performances.
