Le Groupe de la Banque mondiale (GBM) étudie de nouvelles perspectives de coopération avec le Port autonome de Lomé (PAL). En visite sur la plateforme portuaire jeudi, la directrice de division de l’institution pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, Marie-Chantal Uwanyiligira, a échangé avec les autorités portuaires et plusieurs partenaires privés afin d’identifier des domaines de collaboration.
La délégation a d’abord suivi une présentation du directeur général du Port autonome de Lomé, Edem Kokou Tengué. À travers un documentaire institutionnel, celui-ci a mis en lumière les capacités opérationnelles du port, son évolution récente ainsi que ses perspectives de développement. Les échanges ont également porté sur le terminal à conteneurs de Lomé Container Terminal (LCT), les quais minéralier, pétrolier et conventionnel, sans oublier les investissements prévus dans le cadre de la vision Togo 2040 et du plan d’aménagement du corridor littoral.

Unique port en eau profonde naturelle de la côte ouest-africaine capable d’accueillir les plus grands navires, le Port autonome de Lomé consolide son rôle de plateforme de transbordement et de hub logistique pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Grâce à sa position géographique et à l’amélioration continue de ses infrastructures, il dessert plusieurs pays de l’hinterland, notamment le Burkina Faso, le Niger et le Mali.
Pour la représentante du Groupe de la Banque mondiale, le fonctionnement du port dépasse largement le seul secteur maritime. « Ce poids est tellement important que la façon dont le port fonctionne va avoir un impact en termes de performance de l’économie, en termes de création d’emplois, et donc pour une institution comme la nôtre, qui a comme boussole de créer plus d’emplois et surtout plus d’emplois productifs », a déclaré Marie-Chantal Uwanyiligira.
Elle a précisé que cette mission avait aussi pour objectif de rencontrer les opérateurs privés présents sur la plateforme portuaire. Ces échanges doivent permettre d’évaluer les possibilités d’un partenariat associant le gouvernement, le Port autonome de Lomé et le Groupe de la Banque mondiale, aussi bien à travers son guichet public que sa branche dédiée au secteur privé.
Selon elle, une telle coopération pourrait accompagner les ambitions du pays. « Cela pourra vraiment amener le port, et j’allais dire le Togo, à être cette plateforme qu’elle est déjà en termes de logistique et de commerce », a-t-elle souligné.
Au terme de la visite, la directrice de division a salué les investissements réalisés au fil des années. Elle s’est également déclarée confiante quant aux perspectives de développement de la plateforme portuaire. « Je suis rassurée par le potentiel que ce port représente, et les programmes d’investissement d’envergure que le gouvernement et les privés envisagent, et dont on peut faire partie, puisque nous avons une partie de nous, du Groupe de la Banque mondiale, qui est une partie privée, qui a déjà investi par le passé dans l’agrandissement de ce port, mais nous avons aussi la partie publique, qui peut donc amener les investissements », a-t-elle affirmé.
Cette visite a précédé la signature annoncée d’un accord de financement de 200 millions de dollars avec le ministère de l’Économie et des Finances. Ce concours financier est destiné à un projet de transport urbain qui prévoit notamment de renforcer la connexion entre le Port autonome de Lomé et la zone industrielle, grâce à des aménagements routiers et ferroviaires destinés à faciliter les échanges de marchandises.
