Vendredi 17 juillet, les jeunes lutteurs du canton de Bohou ont effectué une visite de courtoisie au domicile du Dr Magnangou Essonam, enseignant-chercheur à l’Université de Kara et conseiller municipal de la commune Kozah 2. Organisée dans une atmosphère de fraternité, cette rencontre a permis de mettre en avant les valeurs de paix, de solidarité et de transmission qui accompagnent les luttes traditionnelles.
Comme le veut une habitude installée depuis plusieurs années, les Évala sont venus témoigner leur considération à leur hôte. Chants, danses et échanges ont rythmé cette visite, au-delà du simple caractère festif.

Le Dr Magnangou Essonam a expliqué que cette initiative est née de la volonté des jeunes eux-mêmes. « Ce sont les Évala du canton de Bohou qui ont souhaité venir me rendre visite, comme chaque année. Je suis de leur génération et ils ont voulu me témoigner leur affection. Les Évala ont cette capacité de rassembler. J’ai profité de cette rencontre pour leur parler de paix, de cohésion sociale et du vivre-ensemble. Nous devons préserver ces valeurs au sein de nos communautés », a-t-il déclaré.
Il s’est également réjoui de la mobilisation enregistrée cette année. « Je suis très satisfait. L’année dernière, ils étaient moins nombreux. Cette fois-ci, ils sont venus en grand nombre. C’est un signe qui me réjouit. Je leur dis merci et je les invite à continuer de préserver notre culture afin de la transmettre aux générations futures », a-t-il ajouté.

Présent aux côtés des lutteurs, Fanyo Mbenda, encadreur du quartier Onuba, a salué un moment qui dépasse le cadre des festivités. Selon lui, cette rencontre constitue une source de motivation pour les jeunes. Elle leur rappelle que les Évala ne se limitent pas aux affrontements dans l’arène, mais portent aussi des valeurs de respect, d’écoute et d’unité. Il a estimé que les conseils reçus contribueront à renforcer leur engagement en faveur de la paix et de la cohésion au sein de la communauté.
Du côté des lutteurs, la rencontre a également laissé une impression positive. L’un des Évala a confié que ces instants de partage avec les aînés représentent un encouragement. Il a indiqué que les recommandations reçues les invitent à demeurer des modèles de discipline et de fraternité, aussi bien durant les festivités que dans leur vie quotidienne.
Les Évala occupent une place centrale dans le patrimoine culturel togolais. Organisées chaque année dans la préfecture de la Kozah, ces luttes marquent le passage à l’âge adulte de nombreux jeunes initiés. Elles transmettent des valeurs de courage, de discipline, de respect des traditions et de solidarité entre générations.

Les Évala 2026 se sont achevées ce samedi 18 juillet. Au-delà des combats, cette édition aura une nouvelle fois mis en lumière le rôle de cette célébration dans le renforcement des liens sociaux et la préservation du patrimoine culturel togolais.
