Six mois après son installation, le bureau du Conseil des Établissements Privés d’Enseignement Supérieur (CEPES) a présenté, lundi 20 juillet, le bilan de ses premières activités. Face à la presse, le président de l’institution, le sénateur Innocent Kagbara, a passé en revue les réformes déjà engagées et les projets en préparation. Le point d’étape met en lumière une volonté de renforcer la gouvernance, d’améliorer la qualité des formations et d’élargir les partenariats à l’international.
Depuis son entrée en fonction en janvier dernier, le nouveau bureau a accordé une place centrale à l’organisation interne. La passation de service avec l’équipe précédente a permis de dresser un état des lieux, de hiérarchiser les priorités et de fixer une feuille de route pour la mandature. Dans le même élan, des réunions mensuelles ont été instaurées afin d’assurer un meilleur suivi des décisions et de renforcer la coordination des actions.
Le bureau a également élaboré un plan d’action articulé autour de trois priorités. Il vise à consolider la cohésion entre les établissements membres, à promouvoir la qualité de l’enseignement supérieur privé et à développer la présence du CEPES sur la scène internationale.
L’amélioration de la qualité académique figure parmi les premiers chantiers. Un processus d’autoévaluation a ainsi été lancé auprès des établissements membres. À ce jour, neuf institutions ont déjà transmis leurs rapports. Cette démarche doit permettre d’identifier les points à améliorer, de consolider les bonnes pratiques et de mieux répondre aux exigences nationales et internationales en matière d’assurance qualité.
Parallèlement, le Conseil prépare l’organisation de Journées scientifiques. Cette rencontre réunira enseignants, chercheurs et étudiants autour des travaux de recherche réalisés au sein des établissements privés. L’objectif est de valoriser les productions scientifiques et de favoriser les échanges entre les différents acteurs du secteur.
Autre évolution annoncée, la création de la Conférence des Présidents et Promoteurs des Établissements (CPPE). Sa première réunion, tenue le 28 avril dernier, a ouvert un espace de concertation entre les dirigeants des établissements privés. Ce cadre doit faciliter le partage d’expériences, la coordination des initiatives et le renforcement de la coopération entre les membres.
Le CEPES travaille aussi à l’élaboration d’un calendrier académique harmonisé. Une telle organisation permettra de mieux coordonner les activités pédagogiques, de limiter les chevauchements entre établissements et d’apporter davantage de lisibilité aux étudiants ainsi qu’aux partenaires du secteur.
En parallèle, une stratégie de communication est progressivement déployée afin de mieux faire connaître les formations proposées par les établissements membres et de renforcer la visibilité de l’enseignement supérieur privé togolais.

L’ouverture vers l’extérieur constitue également l’un des axes retenus par le bureau. Une mission exploratoire a été menée au Brésil pour examiner des pistes de coopération avec plusieurs établissements d’enseignement supérieur. Les échanges portent notamment sur la mobilité des étudiants et des enseignants, les collaborations universitaires ainsi que les possibilités de financement de projets communs.
À l’occasion de cette présentation, le président du CEPES, le sénateur Innocent Kagbara, a réaffirmé la volonté de son équipe de poursuivre les réformes engagées afin de consolider le fonctionnement de l’institution et d’accompagner les établissements membres dans leur développement.
Ce premier bilan traduit une dynamique orientée vers le renforcement de la gouvernance, l’amélioration continue de la qualité académique et l’élargissement des coopérations universitaires. Les prochains mois devraient être consacrés à la mise en œuvre des projets déjà engagés et à la poursuite des actions destinées à accompagner l’évolution de l’enseignement supérieur privé au Togo.
