Après près de quatre années de mission, l’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau, arrive au terme de son mandat. Son passage dans le pays aura été marqué par une coopération franco-togolaise active, avec une attention portée à plusieurs secteurs liés au développement et aux échanges entre les deux pays.
Nommé en 2022, le diplomate français avait pris ses fonctions dans une période où les relations entre Lomé et Paris poursuivaient leur évolution autour de nouveaux domaines de coopération. Dès ses premiers échanges avec les autorités togolaises, l’éducation, l’agriculture, l’économie numérique et l’entrepreneuriat avaient figuré parmi les sujets abordés.
Au fil de son mandat, la coopération s’est poursuivie sur plusieurs fronts. L’Agence française de développement (AFD) demeure l’un des principaux instruments de cette relation, avec des interventions dans l’eau et l’assainissement, l’énergie, l’éducation, la formation professionnelle, la santé, la protection sociale et le développement urbain. Selon les données de France Diplomatie, l’engagement actuel de l’AFD au Togo porte sur 23 projets pour un montant de 322 millions d’euros.
Le volet économique a aussi occupé une place dans les relations bilatérales. La France figure parmi les principaux partenaires commerciaux du Togo et dispose d’une présence composée d’une cinquantaine de filiales françaises. Cette proximité s’appuie également sur un dialogue régulier entre les administrations et les acteurs économiques des deux pays.
Sur le plan diplomatique, Augustin Favereau a aussi accompagné une période marquée par une intensification des échanges de haut niveau. La visite du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, en avril 2026, a notamment permis de mettre en lumière plusieurs réalisations de la coopération franco-togolaise dans les domaines de la santé, du numérique, de la coopération décentralisée, du patrimoine et de la mémoire.
Cette visite a aussi illustré la diversité des liens entre les deux pays. Jean-Noël Barrot avait alors souligné la densité des relations franco-togolaises et relevé que plusieurs projets avançaient indépendamment de la tenue de visites ministérielles.
Dans le domaine culturel, la France a poursuivi son appui au développement du dialogue entre les deux pays à travers l’Institut français du Togo. La coopération universitaire et scientifique a également constitué un axe de travail, avec des programmes liés à la mobilité, à la formation de la jeunesse, à la recherche et aux partenariats entre établissements.
À l’échelle locale, le mandat d’Augustin Favereau a aussi été marqué par le soutien à la coopération décentralisée entre des collectivités togolaises et françaises. Le projet lié au futur Musée d’histoire du Vodou et des arts d’Aného figure parmi les actions évoquées au cours de cette période.
Au moment de son départ, l’ambassadeur français laisse ainsi le souvenir d’une mission placée sous le signe de la continuité des échanges et de la diversification des partenariats. Les différents projets engagés au cours de ces dernières années constituent désormais une partie du socle sur lequel la coopération entre la France et le Togo pourra poursuivre son développement.
