Le projet de Gestion des déchets et décentralisation (GEDEC) accompagne cinq communes togolaises dans la mise en place de services mieux organisés pour la collecte, le traitement des déchets solides et la gestion des boues de vidange. Une démarche qui renforce les capacités locales et professionnalise progressivement une filière longtemps dominée par l’informel.
À Zio 1, Ogou 1, Tchaoudjo 1, Kozah 1 et Tône 1, la gestion des déchets prend une forme plus structurée. Depuis le lancement du projet GEDEC en 2023, les collectivités bénéficiaires travaillent à la mise en place de filières adaptées à leurs réalités. L’objectif est de mieux organiser la pré-collecte, le transport, le traitement et l’assainissement.
Financé par l’Union européenne à hauteur de 4,2 millions d’euros et mis en œuvre par Expertise France sur trois ans, le projet complète les investissements réalisés dans le cadre du Projet Eau et Assainissement au Togo (PEAT). Il vise notamment à aider les communes à mieux exploiter les infrastructures existantes et à renforcer leurs politiques locales de gestion des déchets.
Les avancées concernent aussi la professionnalisation des services. À Sokodé, par exemple, le Centre d’enfouissement technique des déchets (CET) et la Station de traitement des boues de vidange (STBV) constituent des équipements destinés à améliorer la chaîne d’assainissement dans la commune Tchaoudjo 1. Des dispositifs similaires sont pris en compte dans les autres villes bénéficiaires.
Pour les autorités locales, la mobilisation de plusieurs acteurs constitue un levier essentiel. Le maire de Tchaoudjo 1, Korodowou Ahini-Mankana, soulignait à ce sujet que « à travers le projet GEDEC, nous mettons autour de la table tous les acteurs », afin de permettre à la commune de « créer des services adaptés et réellement fonctionnels ».
Au-delà des infrastructures, le projet met l’accent sur la gouvernance locale. Les communes sont accompagnées dans l’élaboration de stratégies propres à leurs territoires, avec une meilleure implication des opérateurs privés et des acteurs de la chaîne des déchets.
La dynamique se poursuit en 2026 avec des actions destinées à mieux identifier les abonnés aux services de pré-collecte et à renforcer la capacité des opérateurs. La géolocalisation des usagers figure aussi parmi les pistes retenues pour améliorer le suivi des prestations et la couverture des quartiers.
Cette organisation progressive donne aux collectivités de nouveaux outils pour assurer la continuité des services d’assainissement. Elle contribue aussi à rapprocher la gestion des déchets des besoins quotidiens des populations, tout en consolidant le rôle des communes dans la fourniture des services publics locaux.
