Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa dynamique de promotion du commerce régional. Le West African Business to Business Connect (WABC) 2026, salon économique consacré au commerce, à l’investissement et aux partenariats d’affaires, se tiendra du 25 au 27 septembre 2026 à Accra, au Ghana, autour du thème : « Du Togo au Ghana, libérer le potentiel commercial de l’Afrique de l’Ouest ».

Le lancement officiel de cette première édition est intervenu samedi 25 juillet 2026 à Lomé. La cérémonie, présidée par Rachid Darago, représentant du ministre délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité, a réuni des autorités diplomatiques, des représentants d’institutions publiques, des opérateurs économiques, des investisseurs ainsi que plusieurs partenaires du secteur privé. À l’initiative de la promotrice Doris Noamessi, cette rencontre a permis de présenter les ambitions d’un rendez-vous appelé à devenir un catalyseur de l’intégration économique sous-régionale.

Pensé comme une véritable plateforme Business to Business (B2B), le WABC vise à rapprocher les acteurs économiques d’Afrique de l’Ouest afin de créer des opportunités d’affaires, stimuler les échanges commerciaux, attirer les investissements et favoriser des partenariats stratégiques durables entre entreprises. Au-delà d’un simple salon d’exposition, l’événement entend contribuer au développement des chaînes de valeur régionales, renforcer le commerce intra-africain, faciliter l’accès des entreprises aux marchés de la sous-région et offrir une plus grande visibilité aux PME, aux startups et aux microentreprises.

Pour Doris Noamessi, le WABC constitue un véritable levier de transformation économique pour l’Afrique de l’Ouest. « Le WABC ambitionne de devenir un véritable pont entre les générations d’entrepreneurs. Une plateforme favorisant le partage d’expériences, la transmission des savoir-faire et le mentorat. Nous voulons transformer les PME d’aujourd’hui en grandes entreprises africaines de demain », a-t-elle déclaré.
La promotrice a également mis en avant les immenses perspectives offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui ouvre un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs. Selon elle, cette opportunité doit encourager les entreprises africaines à produire davantage, transformer localement les matières premières et accélérer l’industrialisation du continent.
Elle a, en outre, plaidé pour la valorisation des labels « Made in Togo », « Made in Ghana » et « Made in Africa », qu’elle souhaite voir s’imposer comme des références de qualité, d’innovation et de compétitivité sur les marchés africains et internationaux. Doris Noamessi a enfin insisté sur le rôle déterminant de la jeunesse dans cette transformation économique. « L’Afrique possède la population la plus jeune du monde. Cette jeunesse constitue notre plus grande richesse. Nous devons lui donner les moyens de produire, d’innover, d’entreprendre et de bâtir », a-t-elle souligné, invitant les jeunes entrepreneurs à saisir les nombreuses opportunités qu’offrira le salon.

Durant trois jours à Accra, le WABC proposera un riche programme composé d’expositions commerciales, de rencontres B2B, de forums d’affaires, de panels de haut niveau et d’ateliers de renforcement des capacités destinés à favoriser le développement des entreprises et la conclusion de nouveaux partenariats.
Le Togo et le Ghana seront les deux pays à l’honneur de cette première édition. L’ensemble des États de l’Afrique de l’Ouest ainsi que la diaspora africaine, considérée comme la sixième région du continent, sont également attendus. Les organisateurs prévoient la participation de 500 à 800 décideurs, investisseurs, chefs d’entreprise et entrepreneurs, notamment en provenance du Togo, du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Nigeria.
Prenant la parole au nom du ministre délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité, Rachid Darago a salué une initiative qui s’inscrit pleinement dans la vision des autorités togolaises en faveur de l’intégration économique régionale. Il a souligné la portée symbolique du choix du Togo et du Ghana comme pays hôtes de cette première édition, rappelant les liens historiques, géographiques et économiques qui unissent les deux nations.
Le représentant du ministre a également réaffirmé l’engagement du gouvernement togolais à poursuivre les réformes destinées à améliorer le climat des affaires, moderniser les infrastructures logistiques, renforcer la compétitivité des entreprises et consolider la position du Togo en tant que hub commercial et logistique de référence en Afrique de l’Ouest. Il a, par ailleurs, insisté sur l’importance de promouvoir le Made in Africa, de développer la transformation locale des matières premières et de renforcer les capacités industrielles afin de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois sur le continent.
Évoquant les opportunités qu’offre la ZLECAf, Darago Rachid a exhorté les entreprises togolaises et ghanéennes à dépasser les frontières de leurs marchés nationaux pour conquérir les marchés régionaux et continentaux à travers des partenariats solides et des investissements créateurs de richesse.
La cérémonie de lancement a enregistré la présence de l’ambassadeur du Ghana au Togo, le capitaine George Kofi Nfojoh, de représentants de la Confédération des Jeunes Entreprises et Startups (CJES-Togo), de dirigeants d’entreprises, d’investisseurs ainsi que de plusieurs partenaires institutionnels.
À travers cette première édition, le West African Business to Business Connect affiche l’ambition de devenir un rendez-vous économique majeur en Afrique de l’Ouest, en favorisant une intégration régionale plus forte, un entrepreneuriat plus dynamique et une industrialisation capable de transformer durablement les économies du continent.
@IKA
