Le Togo pourrait accueillir dès 2026 une capacité du câble sous-marin Medusa, quelques années après avoir été choisi comme premier point d’atterrissement africain du câble Equiano de Google. Cette perspective viendrait renforcer les infrastructures numériques du pays et consolider son accès aux réseaux internationaux à très haut débit.
Le choix du Togo pour Equiano avait déjà placé le pays sur la carte des grandes infrastructures numériques sous-marines en Afrique. En mars 2022, le câble de Google avait atteint les côtes togolaises, faisant du pays son premier point d’atterrissement sur le continent. Le projet avait été réalisé avec la Société d’infrastructures numériques (SIN) et CSquared, dans le cadre d’un partenariat destiné à élargir l’accès aux capacités internationales.
À l’époque, Nitin Gajria, directeur général de Google pour l’Afrique subsaharienne, avait salué les « efforts continus » du Togo pour « promouvoir l’inclusion numérique pour l’Afrique ». Cette reconnaissance était venue confirmer l’intérêt porté aux politiques publiques engagées pour développer l’économie numérique et améliorer la connectivité.
Les projections communiquées lors du déploiement d’Equiano donnaient également une idée des retombées attendues. Selon une étude citée par Google, l’amélioration des débits et la baisse des coûts de connexion pouvaient favoriser la croissance de l’économie numérique et contribuer indirectement à la création de 37 000 emplois au Togo entre 2022 et 2025. Le même scénario tablait sur une progression de la vitesse moyenne de connexion, avec un passage de 10 Mbps en 2021 à 21 Mbps en 2025, ainsi qu’une baisse de 14 % des prix de détail de l’internet.
Dans cette dynamique, l’éventuelle arrivée d’une capacité du câble Medusa en 2026 apparaît comme une perspective supplémentaire pour la connectivité du pays. Ce réseau sous-marin, conçu pour relier plusieurs territoires de la Méditerranée et de l’Europe, doit contribuer à renforcer les échanges de données et la résilience des infrastructures numériques.
Pour le Togo, l’enjeu dépasse la seule disponibilité de la bande passante. Une connectivité internationale renforcée peut soutenir les services numériques, les entreprises technologiques, l’administration en ligne et l’accès des populations aux usages de l’internet. Elle peut aussi conforter les ambitions nationales en matière de transformation digitale.
Le pays dispose déjà d’une expérience dans l’accueil d’infrastructures sous-marines. Avec Equiano, il avait démontré sa capacité à attirer et à intégrer des projets de connectivité de portée internationale. La perspective de bénéficier de Medusa dès 2026 pourrait ainsi prolonger cette trajectoire et diversifier les capacités disponibles pour accompagner la croissance des usages numériques.
Alors que la transformation digitale prend une place croissante dans les économies africaines, le renforcement des connexions internationales constitue un levier pour les acteurs publics et privés. Pour le Togo, cette évolution pourrait notamment soutenir les investissements dans les services numériques et favoriser l’émergence de nouvelles activités liées à l’économie digitale.
